vendredi 22 juillet 2011

Les Algonquins du lac Barrière célèbre la décision d'une compagnie minière de suspendre son exploration sur leur territoire : c'est le tour à Charest d'agir, dit la communauté

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Vendredi le 22 juillet 2011

Les Algonquins du lac Barrière célèbre la décision d'une compagnie minière de suspendre son exploration sur leur territoire : c'est le tour à Charest d'agir, dit la communauté

Kitiganik, Rapid Lake, territoire algonquin / - La Première nation algonquine du lac Barrière célèbre la décision récente de Ressources Cartier Inc. de suspendre le projet de mine de la Rivière Doré au sein de leur territoire traditionnel dans le nord-ouest du Québec, après que la communauté aie exprimé leur opposition massive aux activités d'exploration et à la possibilité d'une mine que pourrait amener de telles explorations.

" La communauté applaudi Ressources Cartier Inc. pour son respect envers nos désirs qu'aucune exploration minière et qu'aucun forage ne se poursuive.  La société crée un précédent important en n'allant pas de l'avant sans le consentement préalable libre, et éclairé de la communauté, un droit reconnu par la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, " a dit Norman Matchewan, un porte parole de la communauté du Lac Barrière.

Le président et PDG de Ressources Cartier, Philippe Cloutier, affirma dans un communiqué que la suspension du projet démontre un "respect pour les parties prenantes de cet endroit. " [1]  Le projet d'exploration de la Rivière Doré de Cartier se retrouve à l'intérieur d'une zone déjà couvert par un accord signé entre le Québec, le Canada, et cette Première nation en 1991.  Cet Accord trilatéral - un plan de développement durable pour 10 000 kilomètres de territoire traditionnel de la communauté du lac Barrière - a été salué par les Nations unies, mais et Québec et le Canada ont refusés de le mettre en œuvre.

L'exploration minière a été interrompu au mois de mars, lorsque les travailleurs contractuels se conformèrent aux demandes des membres de la communauté qu'ils quittent le site d'exploration.  Durant le mois de mai, le Conseil des ainés du Lac Barrière émirent une lettre au Ministre des ressources naturelles et de la faune du Québec et au PDG de Ressources Cartier prenant l'engagement que la communauté ferait un blocage pacifique de toute extraction de ressources tel l'exploitation minière sur leur territoire traditionnel jusqu'à ce que l'Accord trilatéral soit mis en œuvre.  De suite, des membres de la communauté voyagèrent jusqu'à Montréal pour prendre parole durant l'assemblée annuelle de la société où ils réitérèrent leur opposition au projet minier.  Durant le mois de juin, les membres de la communauté campèrent sur le site d'exploration minier pour empêcher que le forage aie lieu.  Sur demande de la société, le Québec a maintenant suspendu le terme des 1 052 claims miniers de Ressources Cartier sur ce territoire jusqu'en juin 2013.  Aucune activité d'exploration peut avoir lieu sur ces claims pendant ce temps.  

"Nous faisons appel au gouvernement du Québec pour suivre la direction de Ressources Cartier en enlevant tout claims miniers sur l'ensemble du territoire de l'Accord trilatéral jusqu'à ce que cet accord soit mis en oeuvre.  Si le Premier Jean Charest est engagé au développement durable et à de justes relations avec les Premières Nations, ceci devrait être naturellement sa prochaine démarche," dit Matchewan.

"Ressources Cartier sont à féliciter pour leur décision de respecter le droit des Algonquin à donner leur consentement sur les activités qui ont lieu en leur territoire," rajouta Ramsey Hart de MiningWatch Canada. " Ceci, cependant, a été une décision volontaire par la société qui démontre l'échec du Québec à travailler avec les Algonquins et autres Premières Nations tels que les Innus et les Mohawks pour développer un protocole de consultation et de consentement pour les activités d'exploitation minière au sein de leurs territoires." 

- 30 -

Contacts média :

Norman Matchewan, porte parole de la communauté: 819-215-0741

 Michel Thusky, porte parole de la communauté: 819-435-2171

Ramsey Hart, coordinateur du Programme Canada, MiningWatch Canada: 613-569-3439



mercredi 15 juin 2011

21 et 22 juin: Célébrations de la journée nationale des Autochtones et de la grande réouverture du Centre d’amitié autochtone de Montréal

Le Centre d’amitié autochtone de Montréal (CAAM), le Centre jeunesse inter-bande (CJIB), et la Radio CKUT, 90.3 fm, célébrerons les peuples autochtones, le solstice d’été, et la grande réouverture du Centre d’amitié autochtone de Montréal après des mois de rénovations.

Venez nous joindre pendant deux jours d’activités le mardi 21 juin et mercredi 22 juin!

Brett Pineau, directeur exécutif du CAAM dit, “Le processus [de rénovation] a été littéralement et figurativement une transformation qui se solde par un renouveau et une revitalisation du Centre, orienté vers les besoins de la communauté autochtone urbaine de Montréal, qui inclut une forte emphase sur la programmation d’activités et d’événements liés à notre mandat socioculturel et identitaire. Les célébrations de notre grande réouverture seront un moment opportun pour promouvoir la culture, les traditions et le patrimoine des Autochtones.

Les jeunes autochtones du Centre jeunesse inter-bande participeront au lancement de leurs productions musicales créées au cours des six derniers mois pendant leur émission radiophonique mensuelle sur CKUT.

Lieu : Centre d’amitié autochtone de Montréal, 2001 St. Laurent (métro St. Laurent)

Mardi, 21 juin

11-19h

“Voix de nos nations” Pour une troisième année consécutive, cette radio diffusion de 8 heures mettra en vedette des artistes, des musiciens et des invités autochtones, et explorera des thèmes qui affectent les premiers peuples du Canada. (Écoutez en direct sur 90,3FM ou ckut.ca)

Avec: Odaya, Ti: ohtiake Drum Group, Chelsea Vowel, Moe Clark, Iqi Balam, Beatrice Deer, Pachuco, Marco aux flute et tambour, micro ouvert

Exposition d’art et d’artisanat traditionnel, incluant des sculptures de pierre taillée par des artistes locaux et des jeunes autochtones.

17-19h

Souper communautaire.

------------------------------------

Mercredi, 22 juin

10h -CAAM - la grande réouverture débute.

12h - La grande entrée

12-17h -Mini Pow-Wow (Danseurs, percussionnistes, vendeurs bienvenus)

-Exposition et encan d’art, incluant les sculptures faites par des artistes locaux et les jeunes autochtones.

18h -Festin communautaire

Co- commanditaires et partenaires : GRIPQ-Concordia, GRIPQ-McGill, le Projet Autochtone du Québec, KANATA, la maison des Premiers Peuples de McGill, Frigo Vert, People's Potato, DIRA, 2110 Centre for Gender Advocacy, Missing Justice, Barriere Lake Solidarity


vendredi 26 novembre 2010

JOURNÉE D’ACTION:APPUYEZ LES ALGONQUINS DU LAC BARRIÈRE


POUR QUE LE CANADA RESPECTE LE GOUVERNEMENT TRADITIONEL DU LAC BARRIÈRE ET LES ACCORDS ENVIRONNEMENTAUX INNOVATEURS


MIDI, LUNDI 13 DÉCEMBRE, SUR LA COLLINE DU PARLEMENT



TÉLÉCHARGER LE TRACT ET AIDER AVEC LE MOBILISATION POUR LE 13 DECEMBRE! : AVANT ET DEVANT


FACEBOOK ÉVÉNEMENTS: http://www.facebook.com/event.php?eid=168050586559745&num_event_invites=0#!/event.php?eid=168050586559745


::TRANSPORT::

Pour ceux de Montréal, embarquez sans frais dans un autobus pour le rassemblement à Ottawa!

Départ à 9h00 de Mackay et Maisonneuve (Metro Guy-Concordia)

Retour en fin d’après-midi.

POUR RÉSERVEZ VOTRE PLACE, contactez barrierelakesolidarity@gmail.com nous donnant votre nom et numéro de téléphone.


Et si un régime étranger était en train de détruire votre système de gouvernement pour ensuite venir voler vos ressources et vous empêcher de protéger l’environnement de votre terre natale ? Voilà ce que le gouvernement d’Harper et les bureaucrates fédéraux sont en train de faire à la Première nation du Lac Barrière.


Depuis plus de deux décennies, les Algonquins du Lac Barrière démontrent un leadership environnemental au reste du Canada, faisant campagne pour arrêter les coupes à blancs destructives et pour implémenter un plan de développement durable dans leur terre native du nord-ouest du Québec.


Cependant, des compagnies de foresteries multinationales et des bureaucrates gouvernementaux refusent d’honorer les accords qui ont été signé avec le Lac Barrière. À tout bout de champs, ils tentent de saper les efforts de cette petite communauté, une des plus pauvres dans le pays, et de prévenir que cette communauté implémente et réalise sa vision pour la protection et la bonne intendance des forêts.


Cette histoire de David contre Goliath vient de se tordre encore plus: le gouvernement conservateur et les bureaucrates des Affaires Indiennes et du Nord Canada sont en train d’intervenir dans les affaires internes du Lac Barrière, utilisant la section 74 de la Loi sur les Indiens pour forcément d’assimiler et de détruire le gouvernement traditionnel de la communauté – un gouvernement traditionnel qui existe depuis d’incalculables générations et qui maintient leur mode de vide de chasseurs et de respect pour l’environnement.


Mené par la jeunesse du Lac Barrière, la grande majorité de la communauté lutte à préserver leur gouvernement traditionnel, afin de continuer à protéger leur basin versant, leurs forêts, leur faune et leurs terres pour toutes les générations futures, autochtones et non-autochtones.

Le gouvernement Harper viole la constitution Canadienne, qui protégé le droit autochtone à l’autonomie. Cela viole aussi la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, même si ce gouvernement affirme maintenant l’avoir endossé.


Joignez vous aux Algonquins du Lac Barrière sur la colline du Parlement ! Venez porter appui à leur demande du rejet de l’utilisation de la Loi 74 et pour le respect de leur gouvernement traditionnel et de leur vision de la protection environnementale au gouvernement Harper et aux bureaucrates fédéraux !


Pour plus d’informatin, visitez le site web: www.barrierelakesolidarity.org


:: MISE EN CONTEXTE: COMMENT LE GOUVERNEMENT EST-IL EN TRAIN DE DÉTRUIRE LE GOUVERNEMENT TRADITIONNEL DU LAC BARRIÈRE ? ET POURQUOI? ::


Le gouvernement a utilise une section archaïque de la Loi sur les Indiens, section 74, pour imposer de manière unilatérale un système de gouvernement différent à la première nation du Lac Barrière.


Le gouvernement traditionnel du Lac Barrière, ouvert aux membres de la communauté qui ont une connexion à la terre, et où les Aînés guident les dirigeants potentiels et assurent la sauvegarde de leurs coutumes, assure que les membres de la communauté maintiennent leur lien sacré à la terre et leur mode de vie de chasseurs. Le système de électoral de conseil de bande que le gouvernement Harper a imposé détruit le lien sacré de gouvernance que la communauté a avec la terre. En brisant la connexion que le Lac Barrière a avec la terre, les gouvernements du Québec et du Canada espèrent échapper à leur violation d’accords environnementaux innovateurs et de la coupe à blanc illégale du territoire traditionnel du Lac Barrière.


La grande majorité des membres de la communauté veulent protéger leur système de gouvernance traditionnel, mais les bureaucrates des Affaires indiennes et du Nord du Canada sont en train de répandre de la désinformation, prétendant qu’ils ne sont qu’un petit groupe.


Durant l’été, la bureaucratie des Affaires indiennes et du Nord du Canada a conduit un cadre électoral illégal, imposé par la Sûreté du Québec, afin d’amener un nouveau système démocratique à la communauté. Moins d’une douzaine de scrutins furent envoyés pour nominer des candidats pour un Chef et un Conseil de la Loi sur les Indiens, qui furent par la suite siégé par acclamation. Entre temps, plus de 200 membres de la communauté avaient signés une résolution rejetant ce cadre! Cela représente la majorité des membres de la communauté qui sont éligibles à participer à leur cadre électoral.


Même le chef acclamé a résigné en guise de protestation, refusant de briser les rangs avec la majorité de la communauté. Cependant, quatres « faux » conseillers de bande sans appui de la communauté ont depuis pris des décisions illégales de la part de la communauté du Lac Barrière. Faisant navettes entre des réunions secrètes avec des compagnies forestières et des représentants du gouvernement, ces conseillers sont usinés par le gouvernement pour dérailler les accords environnementaux sans précédents du Lac Barrière et pour faciliter la coupe à blanc illégale.

Les jeunes de la communauté mènent le mouvement pour la protection de leur gouvernement traditionnel et pour guérir et surpasser les divisions qui furent crées lorsque les bureaucrates gouvernementaux se sont immiscés à l’intérieur de la communauté.


Ils demandent que le gouvernement Harper cancelle l’imposition du conseil de bande de la section 74 de la Loi sur les Indiens à la communauté du Lac Barrière, et qu’il respecte leur droit d’élire leurs dirigeants selon leur système traditionnel de gouvernement.


jeudi 12 août 2010

Le gouvernement du Canada et du Québec sont imposer le processus électoral avec le soutien de la police!

SVP, prenez CINQ MINUTES de votre temps pour EXIGER que le gouvernement federal respect la gouvernance traditionnelle des Algonquins du Lac Barrière!

Le gouvernement du Canada et du Québec vont imposer le processus électoral avec le soutien de la police!

ENVOYEZ UN COURRIEL PAR L’INTERMÉDIAIRE DU SITE INTERNET DE SOLIDARITÉ LAC BARRIÈRE au Ministre des Affaires indiennes et du Nord, John Duncan, et Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton :
http://barrierelakesolidarity.blogspot.com/2007/10/blog-post.html

APPELEZ John Duncan : 1-800-667-280, 613-992-2503,

---> Si vous êtez membre d'un groupe, svp ENDOSSEZ cette campaigne

Si vous pouvez aidez en donnant de l'$ pour les coûts de cette campagne, svp contactez-nous : barrierelakesolidarity@gmail.com


POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Jeudi, le 12 août 2010

Les Algonquins de Lac Barrière boycotteront et manifesteront contre la tenue d’une assemblée de mise en candidature face à des menaces d'arrestation par la police du Québec

Kitiganik, Lac Rapide, territoire algonquin / - Le 12 août, les Algonquins de Lac Barrière boycotteront et manifesteront contre la tenue d’une assemblée de mise en candidature que tente de leur imposer le gouvernement canadien.

La Sureté du Québec protègera les bureaux de vote sur la réserve et a menacé d’arrêter quiconque tente d’interférer ou de bloquer la route d’accès à la réserve.

Après que la communauté a pacifiquement bloqué l’entrée a la réserve à un préposé aux élections, le 22 juillet dernier, le Département des Affaires indiennes à reschédulé l’assemblée de mise en candidature au 12 août.

« Les gouvernements canadien et québécois traitent honteusement notre communauté comme des criminels par ce que nous défendons notre droit inhérent de nous gouverner selon nos coutumes, » dit Tony Wawatie, un porte-parole de la communauté. « Le Gouvernement tente inconstitutionnellement d’abolir notre système de gouvernance coutumier, malgré le fait qu’une grande majorité des membres de la communauté s’y oppose. »

Un préposé aux élections cherche des nominations pour un Chef et Conseil qui se présenteraient aux élections que le Département des Affaires indiennes a prévue pour le 26 septembre, 2010. La communauté de Lac Barrière est l'une des rares Premières nations qui n'ont jamais été soumises au système électoral imposé par la Loi sur les Indiens, continuant au lieu de se gouverner selon leurs propres règles coutumières établies depuis la nuit des temps.

Durant l’assemblée de mise en candidature du 22 juillet, seuls 4 candidatures ont été envoyés par la poste, de plus ils proviennent tous d’individus qui n’ont jamais vécu sur le territoire traditionnel de Lac Barrière.

« Le gouvernement canadien maintient qu’il impose les élections de la Loi sur les Indiens par ce que notre système traditionnel ne fonctionne pas, mais dans les faits c’est l’ingérence du gouvernement dans nos affaires internes qui a déstabilisé notre gouvernance », dit Marylynn Poucachiche, autre porte-parole de la communauté. « La vraie raison qu’ils imposent des élections de conseil de bande est qu’ils cherchent a couper nos liens avec la terre, qui est maintenu par notre système politique traditionnel. Ils ne veulent pas faire face à un leadership fort, qui exige que le gouvernement honore les accords signés concernant l'exploitation de nos terres et de nos ressources ».

Le droit inhérent de la communauté de Lac Barrière à son propre système de gouvernance coutumier est protégé par l’article 35 de la constitution canadienne ainsi que dans la Déclaration des Nations Unies 
sur les droits des peuples autochtones. Un rapport publié en mai 2010 par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones affirme que les Premières nations ont le droit de garder le contrôle sur leurs affaires internes et sont libres de mettre en œuvre leur vision de la gouvernance.

L’Assemblée des Premières Nations a unanimement adopté une résolution condamnant le gouvernement et demandant que le Ministre des Affaires indiennes annule les élections imposées par la section 74 de la Loi sur les Indiens.

Selon le code coutumier de gouvernance de la communauté de Lac Barrière, n’ont droit de participer au processus de sélection des dirigeants que les membres de la bande qui habitent sur le territoire traditionnel et qui détiennent un savoir et un lien avec la terre.

-30-

jeudi 22 juillet 2010

EXIGER que le gouvernement federal respect la gouvernance traditionnelle des Algonquins du Lac Barrière!

SVP, prenez CINQ MINUTES de votre temps pour EXIGER que le gouvernement federal respect la gouvernance traditionnelle des Algonquins du Lac Barrière!

ENVOYEZ UN COURRIEL PAR L’INTERMÉDIAIRE DU SITE INTERNET DE SOLIDARITÉ LAC BARRIÈRE au Ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, et Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton :
http://barrierelakesolidarity.blogspot.com/2007/10/blog-post.html


APPELEZ Chuck Strahl : (604) 847-9711, 1-800-667-2808


---> Si vous êtez membre d'un groupe, svp ENDOSSEZ cette campaigne

Si vous pouvez aidez en donnant de l'$ pour les coûts de cette campagne, svp contactez-nous : barrierelakesolidarity@gmail.com



POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Jeudi, le 22 juillet 2010
Les Algonquins de Lac Barrière organisent un barrage à résister pacifiquement à l’assaut inconstitutionnel que subit leur système de gouvernance traditionnel

Kitiganik, Lac Rapide, territoire algonquin / - Les membres de la communauté de Lac Barrière promettent de bloquer pacifiquement la tenue, dans la réserve, d’une assemblée de mise en candidature en vertu de la Loi sur les Indiens, le jeudi 22 juillet.

Un préposé aux élections veut implanter le plan du gouvernement fédéral qui vise l’abolition du système de gouvernance traditionnel de la communauté de Lac Barrière en tenant des assemblées de mise en candidature menant à une élection au sein de la bande imposée par le gouvernement sous la Loi sur les Indiens. La communauté de Lac Barrière est l'une des rares Premières nations qui n'ont jamais été soumises au système électoral imposé par la Loi sur les Indiens, continuant au lieu de se gouverner selon leurs propres règles coutumières établies depuis la nuit des temps.

L’Assemblée des Premières Nations a adopté une résolution d’urgence qui soutient la communauté de Lac Barrière et qui condamne le Ministre des Affaires indiennes, Chuck Strahl, lors de leur assemblée générale qui a eu lieu à Winnipeg ce mercredi.

« Nous rejetons la tentative inconstitutionnelle du ministre d’assimiler nos coutumes en matière de gouvernance en nous imposant un système étranger. La communauté, unanimement, est en faveur de continuer à fonctionner selon nos coutumes », dit Marylynn Poucachiche, une porte-parole de la communauté de Lac Barrière. « Puisque le gouvernement ne respecte pas ses responsabilités constitutionnelles ni les vœux de la communauté, nous n’avons d’autre choix que de nous tourner vers la désobéissance civile. Nous allons empêcher pacifiquement la tenue de l’ assemblée de mise en candidature et nous exigeons que le gouvernement fédéral cesse et se désiste de sa tentative d’abolir nos coutumes. Le gouvernement enfreint la loi, mais nous la protégeons à travers nos actions. »

Le droit inhérent de la communauté de Lac Barrière à son propre système de gouvernance coutumier est protégé par l’article 35 de la constitution canadienne. Un rapport publié en mai 2010 par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones affirme que les Premières nations ont le droit de garder le contrôle sur leurs affaires internes et sont libres de mettre en œuvre leur vision de la gouvernance.

« Le gouvernement canadien tente l'assimilation par la force de nos coutumes afin de couper nos liens avec la terre, liens qui sont au cœur de notre système de gouvernance », dit Tony Wawatie, un autre porte-parole de la communauté de Lac Barrière. « Ils ne veulent pas faire face à un leadership fort, choisi par les membres des communautés qui vivent sur la terre, qui exige que les gouvernements fédéral et du Québec mettent en oeuvre les accords préexistants concernant l'exploitation de nos terres et de nos ressources ».

Selon le code coutumier de gouvernance de la communauté de Lac Barrière, n’ont droit de participer au processus de sélection des dirigeants que les membres de la bande qui habitent sur le territoire traditionnel et qui détiennent un savoir et un lien avec la terre. Cette manière de fonctionner nous assure que seules les personnes qui ont a cœur la terre et son bien-être peuvent être choisies comme dirigeants. Toutefois, des élections de bande en vertu de la Loi sur les Indiens ouvriraient la porte à l’élection d’individus inscrits au registre de la bande qui n’habitent pas le territoire de la communauté.

Le gouvernement fédéral a légèrement repoussé la date des élections en vertu de la Loi sur les Indiens, en annonçant qu’elles auraient lieu le 8 septembre 2010.

-30-
Contacts medias :
Michel Thusky, porte-parole : 819 – 435 – 2171

jeudi 10 juin 2010

Le ministre fédéral Strahl tente d'assimiler par la force le gouvernement algonquin traditionnel de Lac Barrière afin de rendre inopérants les accords

Mercredi, le 9 juin 2010

Kitiganik, Lac Rapide, territoire algonquin // - Les membres des communautés du Lac Barrière se sont unis pour s'opposer à la tentative du Ministre des affaires indiennes Chuck Stahl de supprimer de façon unilatérale le système de gouvernance traditionnel de Lac Barrière. Un grand nombre de jeunes de Lac Barrière et d'autres membres de la communauté iront manifester à Ottawa le 15 juin prochain.

La communauté de Lac Barrière est l'une des rares premières nations qui n'ont jamais été soumises au système électoral imposé par la Loi sur les Indiens, continuant au lieu de se gouverner selon leurs propres règles coutumières.

« La tentative du ministre d'assimiler de force nos coutumes en utilisant l'article 74 de la Loi sur les Indiens est une violation de nos droits inhérents et ancestraux reconnus par traité, et qui sont protégés par la constitution canadienne, et est une violation de nombreux articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, qu'approuvera le gouvernement canadien affirme le premier ministre Harper » dit Norman Matchewan, un porte-parole de la communauté de Lac Barrière.

La décision du ministre est aussi en contradiction d'une récente décision de la Cour fédérale relative à la dirigeance de lac Barriere. Le 17 février 2010, le juge Robert Mainville de la Cour fédérale a conclu dans la cause de Ratt v. Matchewan que la communauté de Lac Barriere peut « choisir leurs dirigeants conformément à leurs coutumes sans être entravée par les conditions ou exigences que le ministre peut juger appropriées ». Conformément aux recommandations du juge, les membres de la communauté de Lac Barriere ont créé un groupe de travail interne pour réconcilier les différences, et revoir leur code coutumier de gouvernance.

« Le gouvernement canadien tente l'assimilation par la force de nos coutumes afin de couper nos liens avec la terre, liens qui sont au cœur de notre système de gouvernance» dit Tony Wawatie, un porte-parole de la communauté de Lac Barriere. « Ils ne veulent pas faire face à un leadership fort, choisi par les membres des communautés qui vivent sur la terre, qui exige que les gouvernements fédéral et du Québec mettent en oeuvre des accords concernant l'exploitation de nos terres et de nos ressources. »

Le Canada et le Québec refusent de mettre en application des accords contraignants qui remontent à l'accord trilatéral de 1991, un accord de développement durable historique loué par les Nations Unies et la Commission royale sur les peuples autochtones. Le Canada a été en violation de l'accord depuis 2001. Le Québec viole l'accord en refusant de mettre en œuvre les recommandations conjointes datant de 2006 faites par deux anciens ministres du cabinet québécois, John Ciaccia, représentant spécial de Québec, et Clifford Lincoln, représentant spécial de Lac Barrière. Les recommandations de 2006 incluent l'octroi au Lac Barrière d'une part de 1,5 million de dollars des revenus de ressources de 100 millions de dollars qui sortent de leur territoire chaque année, ainsi que des plans pour harmoniser les activités d'exploitation forestière commerciales avec les méthodes traditionnelles d'utilisation de leurs terres des Algonquins.

Le Québec vient d'émettre à des compagnies forestières des permis de coupe dans le territoire traditionnel de Lac Barrière, tout en refusant de respecter les stipulations de l'accord trilatéral de 1991.

« Le Québec tire profit de la dispute avec le gouvernement fédéral sur la méthode de dirigeance pour casser les accords déjà signés et permettre aux entreprises forestières de faire de la coupe illégale sur notre territoire » a déclaré Tony Wawatie. « Mais les membres de la communauté et nos jeunes ont l'intention de défendre nos droits pour le plus grand bien de notre génération et des générations à venir ».

- 30 -

Contacts avec les médias:

Tony Wawatie, porte-parole de la communauté: 819-860-4121

mardi 14 juillet 2009

**** ACTION URGENTE ****

SVP, prenez CINQ MINUTES de votre temps pour EXIGER que le leadership légitime des Algonquins du Lac Barrière soit reconnu!!!

ENVOYEZ UN COURRIEL - Cliquez ICI

ÉCRIVEZ/APPELEZ/FAXEZ au :

Ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl
Téléphone: (604) 847-9711, 1-800-667-2808

Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton
Téléphone : (418) 648-3270


JOIGNEZ-VOUS à la communauté et à Solidarité Lac Barrière pour montrer au Ministère des Affaires indiennes que nous ne tolérerons pas un autre coup d’État au Lac Barrière!!!

Le 24 juin 2009, les Algonquins du Lac Barrière on tenu une nouvelle cérémonie de sélection de leur leadership sur leur territoire ancestral. La communauté a choisi un nouveau Chef et un nouveau Conseil traditionnel, confirmant ainsi la confiance accordée par la communauté au Chef traditionnel de longue date, Jean-Maurice Matchewan.

Depuis mars 2008, le Ministère des Affaires indiennes refuse de reconnaître la légitimité du Chef et du Conseil traditionnels des Algonquins du Lac Barrière. Il s’agit de la plus récente tactique déployées par le gouvernement colonial pour miner l’Entente trilatérale historique (un plan de gestion couvrant 10 000 km² de leur territoire traditionnel) que le Chef et le Conseil traditionnels luttent pour faire respecter et mettre en œuvre depuis sa signature en 1991. Depuis un an et demi, le Ministère des Affaires indiennes reconnaît comme vis-à-vis un Chef et un Conseil qui, selon le Conseil des Anciens du Lac Barrière, n’ont pas été élus en vertu du Code de Gouvernance traditionnel, Mitchikanibikok Anishnabe Onakinakewin, et qui ne sont reconnus que par une faction minoritaire de la communauté.

Afin de faire reconnaître leur leadership légitime et de continuer à lutter pour le respect de l’Entente trilatérale, les algonquins du Lac Barrière on tenu une cérémonie de sélection traditionnelle à la fin juin, mais la balle est maintenant dans le camp du gouvernement colonial. Le Ministère des Affaires indiennes doit reconnaître les résultats de cette élection et entrer en pourparlers avec Matchewan et son Conseil, mais ils ont démontré qu’ils ne veulent pas négocier avec un leadership déterminé qui lutte pour faire respecter son gouvernement traditionnel et pour défendre ses droits territoriaux.

La communauté a besoin de l’appui du public pour faire pression sur le Ministère des Affaires indiennes afin qu’il reconnaisse et respecte la sélection du leadership des Algonquins du Lac Barrière.


EXIGEONS QUE LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL RESPECTE LA GOUVERNANCE TRADITIONNELLE DES PREMIÈRES NATIONS :

ENVOYEZ UN COURRIEL PAR L’INTERMÉDIAIRE DU SITE INTERNET DE SOLIDARITÉ LAC BARRIÈRE
Cliquez ICI


ÉCRIVEZ/APPELEZ/FAXEZ au :

Ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl
Téléphone: (604) 847-9711, 1-800-667-2808
Télécopieur : (604) 847-9744

Courriel : riding@chuckstrahl.com, ottawa@chuckstrahl.com

Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton
Téléphone : (418) 648-3270
Télécopieur : (418) 648-2266

Courriel : nepton.p@ainc-inac.gc.ca

VEUILLEZ nous envoyer une copie conforme à barrierelakesolidarity@gmail.com

[Pour les appels téléphoniques, vous pouvez vous familiariser avec les éléments de discussion et de mise en contexte, ci-dessous.]



**** POINTS DE DISCUSSION POUR LES APPELS TÉLÉPHONIQUES. ****


- Le Conseil des Anciens du Lac Barrière confirme que le Code de Gouvernance traditionnel a été respecté à la lettre lors de cette sélection et qu’il existe actuellement un consensus large parmi les membres admissibles de la communauté concernant la sélection.

- L’ensemble du processus de sélection du leadership s’est fait dans le respect des procédures prévues et de la transparence, tel que documenté par Keith Penner, ancien membre du Parlement et auteur du rapport Penner sur l’autonomie gouvernementale des autochtones.

- La reconnaissance par le Ministère des Affaires indiennes du Chef traditionnel Jean-Maurice Matchewan et de son Conseil devrait être qu’un simple formalité administrative.

- Le fait que le Conseil des Anciens du Lac Barrière ait intenté un recours en révision judiciaire pour contester la décision du Ministère de reconnaître une faction minoritaire comme Chef et Conseil en mars 2008, ne devrait pas empêcher le Ministère de reconnaître les résultats de la sélection du leadership du 24 juin 2009.


CONTEXTE

Après avoir lutté pendant presque un an et demi, par divers moyens, pour faire reconnaître leur gouvernement traditionnel, les Algonquins du Lac Barrière ont une fois de plus recouru à leur procédure de gouvernance traditionnelle afin de choisir un Chef et un Conseil pour le territoire du Lac Barrière.

En mars 2008, le Ministère des Affaires indiennes et du Nord a officiellement reconnu une faction minoritaire de la communauté comme leaders, ignorant ainsi le Conseil élu selon la procédure traditionnelle. Des documents confirment que ce choix a été fait parce que la faction minoritaire serait moins combative que le Conseil traditionnel pour faire respecter l’Entente trilatérale historique (voir http://www.dominionpaper.ca/articles/2560).

La sélection a été menée au campement d’été traditionnel, au Lac Barrière, à quelque 50 km au nord de la réserve de Rapid Lake. Plusieurs familles continuent d’utiliser cette région comme base de chasse, de trappe et de pêche, autant l’été que l’hiver. Comme le dit Norman Matchewan, « c’est ici que tout commence pour nous ».

Le Conseil Nottaway a fait pression depuis l’été dernier pour tenir une nouvelle sélection du leadership. Nottaway et le Conseil tribal avancent que si Ratt était vraiment confiant d’avoir l’appui de la majorité de la communauté, il ne craindrait pas de soumettre son leadership à une nouvelle sélection. Nottaway a toujours promis qu’il respecterait les résultats de la sélection. Malgré tous les efforts déployés par le Conseil des Anciens et Nottaway, ils n’ont pas réussi à persuader la faction minoritaire de Casey Ratt de participer au processus. Le Conseil Ratt a toujours refusé de participer et, récemment, leur avocat, Michael Swinwood, a même tenté de faire adopter une mesure injonctive pour empêcher le Conseil des Anciens d’organiser des assemblées pour discuter de la réconciliation du leadership et du processus de re-sélection.

Le groupe mené par Nottaway a suspendu le processus de re-sélection du leadership le mois dernier et a essayé d’impliquer le groupe de Ratt dans un processus de réconciliation, mais ces tentatives ont échoué. Le Conseil de Ratt a eu l’occasion de choisir un co-facilitateur, mais ils ont soit pris un temps déraisonnable à répondre, soit refusé de le faire, alors la communauté a finalement déterminé une date et repris le processus sans eux.

Alors, lors de cette superbe journée de juin, avec la participation de plus de 100 personnes admissibles (pour être admissibles au processus, il faut avoir 18 ans, vivre sur le territoire traditionnel du Lac Barrière et avoir une bonne connaissance du territoire), le Conseil des Anciens a choisi Jean-Maurice Matchewan comme Chef traditionnel des Algonquins du Lac Barrière. Matchewan a mené la lutte de sa communauté dans les années 80 et 90, entre autre en supervisant la conclusion de l’Entente trilatérale.