mardi 14 juillet 2009

**** ACTION URGENTE ****

SVP, prenez CINQ MINUTES de votre temps pour EXIGER que le leadership légitime des Algonquins du Lac Barrière soit reconnu!!!

ENVOYEZ UN COURRIEL - Cliquez ICI

ÉCRIVEZ/APPELEZ/FAXEZ au :

Ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl
Téléphone: (604) 847-9711, 1-800-667-2808

Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton
Téléphone : (418) 648-3270


JOIGNEZ-VOUS à la communauté et à Solidarité Lac Barrière pour montrer au Ministère des Affaires indiennes que nous ne tolérerons pas un autre coup d’État au Lac Barrière!!!

Le 24 juin 2009, les Algonquins du Lac Barrière on tenu une nouvelle cérémonie de sélection de leur leadership sur leur territoire ancestral. La communauté a choisi un nouveau Chef et un nouveau Conseil traditionnel, confirmant ainsi la confiance accordée par la communauté au Chef traditionnel de longue date, Jean-Maurice Matchewan.

Depuis mars 2008, le Ministère des Affaires indiennes refuse de reconnaître la légitimité du Chef et du Conseil traditionnels des Algonquins du Lac Barrière. Il s’agit de la plus récente tactique déployées par le gouvernement colonial pour miner l’Entente trilatérale historique (un plan de gestion couvrant 10 000 km² de leur territoire traditionnel) que le Chef et le Conseil traditionnels luttent pour faire respecter et mettre en œuvre depuis sa signature en 1991. Depuis un an et demi, le Ministère des Affaires indiennes reconnaît comme vis-à-vis un Chef et un Conseil qui, selon le Conseil des Anciens du Lac Barrière, n’ont pas été élus en vertu du Code de Gouvernance traditionnel, Mitchikanibikok Anishnabe Onakinakewin, et qui ne sont reconnus que par une faction minoritaire de la communauté.

Afin de faire reconnaître leur leadership légitime et de continuer à lutter pour le respect de l’Entente trilatérale, les algonquins du Lac Barrière on tenu une cérémonie de sélection traditionnelle à la fin juin, mais la balle est maintenant dans le camp du gouvernement colonial. Le Ministère des Affaires indiennes doit reconnaître les résultats de cette élection et entrer en pourparlers avec Matchewan et son Conseil, mais ils ont démontré qu’ils ne veulent pas négocier avec un leadership déterminé qui lutte pour faire respecter son gouvernement traditionnel et pour défendre ses droits territoriaux.

La communauté a besoin de l’appui du public pour faire pression sur le Ministère des Affaires indiennes afin qu’il reconnaisse et respecte la sélection du leadership des Algonquins du Lac Barrière.


EXIGEONS QUE LE GOUVERNEMENT FÉDÉRAL RESPECTE LA GOUVERNANCE TRADITIONNELLE DES PREMIÈRES NATIONS :

ENVOYEZ UN COURRIEL PAR L’INTERMÉDIAIRE DU SITE INTERNET DE SOLIDARITÉ LAC BARRIÈRE
Cliquez ICI


ÉCRIVEZ/APPELEZ/FAXEZ au :

Ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl
Téléphone: (604) 847-9711, 1-800-667-2808
Télécopieur : (604) 847-9744

Courriel : riding@chuckstrahl.com, ottawa@chuckstrahl.com

Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton
Téléphone : (418) 648-3270
Télécopieur : (418) 648-2266

Courriel : nepton.p@ainc-inac.gc.ca

VEUILLEZ nous envoyer une copie conforme à barrierelakesolidarity@gmail.com

[Pour les appels téléphoniques, vous pouvez vous familiariser avec les éléments de discussion et de mise en contexte, ci-dessous.]



**** POINTS DE DISCUSSION POUR LES APPELS TÉLÉPHONIQUES. ****


- Le Conseil des Anciens du Lac Barrière confirme que le Code de Gouvernance traditionnel a été respecté à la lettre lors de cette sélection et qu’il existe actuellement un consensus large parmi les membres admissibles de la communauté concernant la sélection.

- L’ensemble du processus de sélection du leadership s’est fait dans le respect des procédures prévues et de la transparence, tel que documenté par Keith Penner, ancien membre du Parlement et auteur du rapport Penner sur l’autonomie gouvernementale des autochtones.

- La reconnaissance par le Ministère des Affaires indiennes du Chef traditionnel Jean-Maurice Matchewan et de son Conseil devrait être qu’un simple formalité administrative.

- Le fait que le Conseil des Anciens du Lac Barrière ait intenté un recours en révision judiciaire pour contester la décision du Ministère de reconnaître une faction minoritaire comme Chef et Conseil en mars 2008, ne devrait pas empêcher le Ministère de reconnaître les résultats de la sélection du leadership du 24 juin 2009.


CONTEXTE

Après avoir lutté pendant presque un an et demi, par divers moyens, pour faire reconnaître leur gouvernement traditionnel, les Algonquins du Lac Barrière ont une fois de plus recouru à leur procédure de gouvernance traditionnelle afin de choisir un Chef et un Conseil pour le territoire du Lac Barrière.

En mars 2008, le Ministère des Affaires indiennes et du Nord a officiellement reconnu une faction minoritaire de la communauté comme leaders, ignorant ainsi le Conseil élu selon la procédure traditionnelle. Des documents confirment que ce choix a été fait parce que la faction minoritaire serait moins combative que le Conseil traditionnel pour faire respecter l’Entente trilatérale historique (voir http://www.dominionpaper.ca/articles/2560).

La sélection a été menée au campement d’été traditionnel, au Lac Barrière, à quelque 50 km au nord de la réserve de Rapid Lake. Plusieurs familles continuent d’utiliser cette région comme base de chasse, de trappe et de pêche, autant l’été que l’hiver. Comme le dit Norman Matchewan, « c’est ici que tout commence pour nous ».

Le Conseil Nottaway a fait pression depuis l’été dernier pour tenir une nouvelle sélection du leadership. Nottaway et le Conseil tribal avancent que si Ratt était vraiment confiant d’avoir l’appui de la majorité de la communauté, il ne craindrait pas de soumettre son leadership à une nouvelle sélection. Nottaway a toujours promis qu’il respecterait les résultats de la sélection. Malgré tous les efforts déployés par le Conseil des Anciens et Nottaway, ils n’ont pas réussi à persuader la faction minoritaire de Casey Ratt de participer au processus. Le Conseil Ratt a toujours refusé de participer et, récemment, leur avocat, Michael Swinwood, a même tenté de faire adopter une mesure injonctive pour empêcher le Conseil des Anciens d’organiser des assemblées pour discuter de la réconciliation du leadership et du processus de re-sélection.

Le groupe mené par Nottaway a suspendu le processus de re-sélection du leadership le mois dernier et a essayé d’impliquer le groupe de Ratt dans un processus de réconciliation, mais ces tentatives ont échoué. Le Conseil de Ratt a eu l’occasion de choisir un co-facilitateur, mais ils ont soit pris un temps déraisonnable à répondre, soit refusé de le faire, alors la communauté a finalement déterminé une date et repris le processus sans eux.

Alors, lors de cette superbe journée de juin, avec la participation de plus de 100 personnes admissibles (pour être admissibles au processus, il faut avoir 18 ans, vivre sur le territoire traditionnel du Lac Barrière et avoir une bonne connaissance du territoire), le Conseil des Anciens a choisi Jean-Maurice Matchewan comme Chef traditionnel des Algonquins du Lac Barrière. Matchewan a mené la lutte de sa communauté dans les années 80 et 90, entre autre en supervisant la conclusion de l’Entente trilatérale.

mercredi 7 janvier 2009

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Un ralliement pour chef algonquin incarcéré pour avoir défendu ses droits territoriaux : Madame Elizabeth May, le NPD, les syndicats renommés et les Chefs demandent au gouvernement canadien de respecter les accords historiques.

Territoire algonquin, le 7 janvier, 2009 – Un réseau important de partis politiques, de syndicats et de groupes de droits de l'homme et autochtones se rassembleront aujourd'hui pour soutenir les Algonquins du Lac Barrière qui réclament que le gouvernement du Canada respecte un accord historique ainsi que leur droit de choisir leur Chef et conseil coutumier.

Les manifestants se regrouperont mercredi le 7 janvier à midi devant les bureaux du Ministère des Affaires Indiennes et du Nord-Canada situés au coin des rues Wellington et Montcalm à Gatineau. Ils contestent l'incarcération de 2 mois du Chef coutumier Benjamin Nottaway qui s'était joint aux membres de sa communauté lors d'une manifestation pacifique pour défendre leurs droits à des territoires traditionnels dans le Nord-Ouest québécois. Des porte-paroles de la communauté se rendront ensuite à Montréal pour manifester jeudi devant les bureaux du Premier Ministre Jean Charest.

« Les Algonquins du lac Barrière ont fait preuve d'une patience exemplaire face à l'ingérence et aux tactiques dilatoires des deux gouvernements », a déclaré la chef du Parti Vert Elizabeth May. « Il est tout à fait scandaleux que le chef Nottaway ait pus passer Noël en prison pour désobéissance civile pour avoir demandé aux gouvernements de respecter leurs engagements, et ce, sans même que les médias y aient accordé la moindre attention et avec l'approbation silencieuse de nos gouvernements ».

Les Algonquins du Lac Barrière veulent que le gouvernement du Canada mette en vigueur l'accord trilatéral, un accord de développement durable et de paritarisme des ressources, applaudi par les Nations Unies et la Commission Royale sur les Peuples Autochtones signé en 1991. Le Canada s'est retiré de cet accord irrévocable en 2001.

Selon Charlie Angus, député pour le NPD « La communauté du Lac Barrière est une des plus défavorisées du Canada. Le MAINC s'est ingéré dans cette communauté, a nui aux négociations et s'est départi de leurs engagements. Le temps est maintenant propice au gouvernement de démontrer du leadership et d'épauler cette communauté dans la voie de la guérison ».

Depuis le 10 mars 2008, le gouvernement du Canada ne reconnaît plus le Chef coutumier intérimaire Benjamin Nottaway. Ceci a causé beaucoup d'incertitudes face au leadership lorsqu'on a reconnu des individus dont le Conseil des aînés maintiennent n'ont pas respecté le système coutumier de gouvernance utilisé par la communauté pour élire leurs représentants. Les membres de la communauté ont demandé au gouvernement fédéral de nommer un observateur pour superviser et ensuite respecter les résultats d'une nouvelle élection mais le gouvernement refuse toujours. Lorsque les membres ont occupé pacifiquement la route adjacente à la réserve aux mois d'octobre et de novembre, le gouvernement du Canada demeurait silencieux pendant que le gouvernement du Québec envoyait son unité anti-émeute pour lancer des gaz lacrymogènes dans une foule où se trouvaient des gens de tous les âges et où on a procédé à plusieurs arrestations.

« C'est un autre exemple de la façon dont le gouvernement fédéral et provincial collaborent pour criminaliser un Chef qui demande que ces deux gouvernements respectent leurs accords concernant le paritarisme du territoire et le partage des ressources financières », dit M. Norman Young, le Grand Chef du Secrétariat de la Nation Algonquine, conseil tribal des ALB qui reconnaît et travaille avec Benjamin Nottaway et son conseil.

Hier, la Cour d'Appel fédérale contredisait les plaidoiries des avocats du MAINC, rendant un jugement en faveur du Conseil des aînés du Lac Barrière qui poursuivront maintenant avec leur motion afin de revoir la décision du MAINC de ne pas reconnaître le Chef intérimaire Nottaway. Le jugement de la Cour sème le doute sur la légitimité de cette reconnaissance du gouvernement fédéral du « Ratt Council » et donne du poids à la position du Conseil des aînés que le MAINC a dérogé du système coutumier de gouvernance.

« Le gouvernement fédéral a causé assez de chagrin dans notre communauté; c'est le temps de respecter nos représentants coutumiers et de négocier la mise en œuvre des accords qui procureront notre avenir », dit Marlynn Poucachiche, porte-parole de la communauté et mère de cinq enfants qui fut sujette à une arrestation par la Sûreté du Québec lors d'un barrage routier.

« Nous croyons que les barrages routiers qui traversent les territoires des Premières Nations ne seront démantelés que lorsque le gouvernement n'empêchera plus leur autodétermination et leur autonomie et que les droits territoriaux soient réglés », affirme Madame Patty Ducharme, la vice-présidente nationale de l'Alliance de la Fonction Publique du Canada.

-30-

Les événements :

Rassemblement au Ministère des Affaires Indiennes et Nord-Canada
Le mercredi 7 janvier, 2009 à midi
Au coin de Wellington et Montcalm, Gatineau

Rassemblement devant le bureau de Jean Charest
Le jeudi 8 janvier 2009 à midi
Au coin de Collège McGill et Sherbrooke

Pour plus d'informations, communiquer avec :

Le Grand Chef Norman Young, Secrétariat de la nation Algonquine (819) 627-6869; Marylynn Poucachiche, porte-parole du Lac Barriere (anglais) : 613 - 265-6739; May, Chef du Parti Vert (613) 614-4916; Vice-présidente exécutive nationale de l'AFPC, Patty Ducharme (613) 329-3706; Président national, STTP, Denis Lemelin (613) 236-7230, poste 7900

Pour le rassemblement à Montréal : Courtney Kirkby (514) 893-8283 ; Luc Tailleur, représentant national autochtone pour le comité d'accès à l'égalité de l'AFPC (514) 917-8946

vendredi 2 janvier 2009

LES DROITS AUTOCHTONES SOUS CLE : Rassemblement pour appuyer les Algonquins du Lac Barriere et leur chef coutumier emprisonné, Benjamin Nottaway

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GATINEAU le mercredi 7 janvier 2008 à midi
au Ministère des affaires indiennes et Nord-Canada,
au coin de Wellington et de Montcalm.
Le Centre de détention est au 75, rue St-François.
Cliquez ici pour une CARTE
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MONTREAL le jeudi 8 janvier 2008, à midi
devant le bureau de Jean Charest
au coin du Collège McGill et de Sherbrooke.
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* Apportez bannières, pancartes, et outils sonores...
**Chocolat chaud sera servi

Soyez des nôtres devant le Ministére des affaires indiennes et du Nord-Canada afin d'entendre les porte-parole de la communauté du Lac Barrière, Elizabeth May du Parti Vert, des parlementaires du NPD, des représentants de l'Alliance de la Fonction publique du Canada et du Syndicat des postiers, ainsi que des chefs récemment libérés des Premières Nations Ardoch. Ensuite, marchons jusqu'au Centre de détention de Hull, ou Benjamin Nottaway, le chef intérimaire du Lac Barrière et père de six enfants, est incarcéré.

Benjamin Nottaway passe la période des Fêtes en prison. Il est un prisonnier politique des gouvernements du Québec et du Canada, qui ont emprisonné un dirigeant autochtone lors d'une contestation pacifique plutôt que d'honorer des ententes historiques et de respecter le processus de sélection des dirigeants de la communauté comme le veut la coutume.


PLUS D'INFORMATION

L'emprisonnement de Nottaway sur une période de deux mois n'est que le plus récent développement dans la longue et difficile lutte du Lac Barrière, une petite communauté algonquine au nord du Québec, à trois heures de route d'Ottawa. Afin de protéger ses forêts dévastés par la coupe à blanc, cette communauté a obtenu en 1991 du Canada et du Québec qu'ils signent une entente qui prône un développement durable, laquelle entente fut applaudie par des institutions internationales. Cette entente devait leur permettre une gestion conjointe des 10,000 kilomètres carrés de leur territoire traditionnel ainsi que de bénéficier des ressources se trouvant sur leur territoire - ils n'ont jamais reçu un sous de la coupe de bois, de l'hydro-électricité, de la chasse récréationnelle et du tourisme, qui représentent un revenu annuel de 100 million$.

Le gouvernement s'est retiré de son obligation irrévocable en 2001 et le gouvernement québécois piétine depuis 2006 en dépit des recommendations mises de l'avant par des négociateurs provinciaux et de la communauté. Afin de contourner ses obligations issues de ces ententes, le Ministère des affaires indiennes au fédéral s'est sans cesse ingéré dans la gouvernance interne de la communauté qui choisit ses chefs selon une méthode traditionnelle. Au mois de mars, le gouvernement canadien a évincé le chef Nottaway et son conseil et a reconnu une faction qui n'est pas appuyé par la majorité et qui, selon le Conseil des Aînés, ne fut pas élu de façon légitime. Depuis, la communauté du Lac Barrière poursuit une campagne afin que les gouvernements québécois et canadiens honorent leurs engagements et que le gouvernement fédéral trouve une solution à la crise au sein de la direction en nommant un observateur en tant que témoin et pour faire respecter l'issu d'une nouvelle élection pour établir un chef en toute légitimité.

Leurs revendications politiques ayant été ignorées ou rejetées, les membres de la communauté de tous âges ont érigé de façon pacifique un barrage de la route 117 à la périphérie de leur réserve en octobre et en novembre. Ils ont exigé la présence de négociateurs fédéraux et québécois mais à chaque occasion le gouvernement canadien s'en est lavé les mains tandis que le gouvernement québécois pour sa part a envoyé des escouades anti-émeutes qui ont procédé de façon des plus brutales à démanteler les barrages. En octobre, ils ont lancé des gaz lacrimogènes contre les aînés, les jeunes et les enfants. Une des conseillères de la communauté fut hospitalisée suite à des brûlures au cou occasionnées par les gaz. Le mois suivant, ils ont procécé à des arrestations sélectives de porte-paroles de la communauté ainsi que du chef coutumier Nottaway. Plus de quarante personnes sur un total de quatre-cent-cinquante membres de la communauté ont été la cible d'accusations criminelles importantes à la suite de cette contestation politique pacifique.

La Couronne a demandé en décembre que le tribunal "envoit un message clair à la communauté", et le juge a acquiescé. Lors d'une entrevue avec le Globe and Mail, Nottaway révéla que son avocat lui avait alors annoncé, "La Couronne veut te voir souffrir, elle veut que tu paies". Nottaway a alors déclaré : "Ils ont demandé 12 mois, j'ai eu 45 jours. Je suis un prisonnier politique, et ils le savent. C'est clair que c'est un jugement politique".

Le seul message que le gouvernement du Canada fait passer est qu'il est prêt à jouer avec la vie des Autochtones plutôt que d'honorer les ententes historiques.
Joignez-vous aux membres de la communauté du Lac Barrière à Ottawa alors qu'ils exigent que le gouvernement canadien respecte ses promesses, respecte le gouvernement coutumier des Algonquins et qu'il cesse de collaborer avec le gouvernement québécois dans la criminalisation de la communauté et de ses dirigeants.


Respectez les ententes signées! Libérez tous prisonniers politiques des Premières Nations!

vendredi 12 décembre 2008

Juge du Québec emprisonne un Chef Algonquin pour deux mois à cause d'une démonstration pacifique : la Couronne demande un an pour envoyer « un message

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Mercredi, le 10 décembre 2008

Juge du Québec emprisonne un Chef Algonquin pour deux mois à cause d'une démonstration pacifique : la Couronne demande un an pour envoyer « un message clair » à la communauté appauvrie


Kitiganik/Lac Rapide, Territoire Algonquin/ - Jeudi le 4 décembre un juge du Québec à reconnu le chef intérimaire de la communauté du Lac Barrière Benjamin Nottaway coupable de quarante-cinq jours en prison, en plus des quinze jours déjà servis en détention préventive, pour sa participation dans des blocus pacifiques mis en place pour attirer de l'attention sur les violations des droits de la communauté du Lac Barrière par les gouvernements canadiens et québécois.

La communauté du Lac Barrière demande que le Canada et le Québec s'engagent par écrit à respecter leurs ententes et que le gouvernement canadien mandate un observateur pour agir comme témoin lors de la sélection de nouveaux chefs, en accord avec le Code coutumier de gouvernance du Lac Barrière, et qu'il en reconnaisse les résultats.

« C'est honteux que le gouvernement du Québec préfère me mettre en prison plutôt que d'honorer leurs obligations légales en mettant en œuvre les traités signés », déclare le chef intérimaire Nottaway, un père de six qui passa son vingt-huitième anniversaire en prison jeudi passé. « Pendant ce temps, le gouvernement du Canada continue d'interférer dans nos affaires internes tout en essayant de se laver les mains de tout responsabilité pour cette situation. »

Nottaway a été reconnu coupable de trois chef d'accusation de méfait et de bris de conditions émanant des blocus de mars sur les voies d'accès du lac Barrière et d'un blocus, en novembre, de l'autoroute 117 à l'extérieur de la réserve de la communauté dans le nord du Québec. Un blocus en octobre a été démantelé violement par la police anti-émeute, par l'usage de gaz lacrymogène sur une foule contenant des aînés, jeunes et enfants. Plus de 40 membres de la communauté de 450 ont été chargés pour ces actions.

« Québec a maintenant rejoint l'Ontario, qui emprisonna les chefs de la première nation de Kitchenuhmaykoosib Inninuwug (KI) et des Algonquins d'Ardoch pour une démonstration pacifique. La méthode préférée des provinces pour s'occuper de nos droits semble être l'utilisation de la police et des tribunaux jusqu'à ce qu'on oublie que nous en avons, » avança Marylynn Poucachice, une porte-parole de la communauté qui fut arrêté durant le blocus de Novembre.

L'avocat de la couronne France Deschamps demanda au juge Jules Barrière une durée d'emprisonnement de 12 mois déclarant qu'un « message clair » était requis « pour faire en sorte que [les blocus] ne se produisent plus, que M. Nottaway n'aie plus envie de le faire, de le décourager et de décourager aussi le groupe – puisque M. Nottaway est là avec ses supporters et que tout le monde attend le verdict.» Le juge Barrière pointa que la demande de la couronne était « partiellement illégale », puisque 6 mois est la peine maximale pour des poursuites sommaires. Il était par contre en accord avec Deschamps sur le fait qu'une peine de prison était nécessaire déclarant qu'il était «important de passer dans la communauté un message clair. »

« Le seul message que les gouvernements canadiens et québécois envoient c'est leur volonté de criminaliser notre communauté et de séparer nos familles pour éviter d'avoir à mettre en œuvre des traités créant des précédents et de respecter nos coutumes de gouvernance, » ajouta Nottaway.

La communauté du Lac Barrière veut que le Canada et le Québec fassent respecter les ententes issues de l'accord trilatéral de 1991, un accord de développement durable et de cogestion des ressources, qui avait alors été applaudi par l'ONU et la Commission royale sur les peuples autochtones. Le gouvernement du Canada ne respecte plus l'accord depuis 2001. Le Québec a signé en 1998 un accord bilatéral, mais piétine malgré les recommandations soumises en 2006 par deux anciens ministres, John Ciaccia, représentant particulier pour le Québec, et Clifford Lincoln, représentant particulier des Algonquins du Lac Barrière déclarant que l'accord devrait être mis en œuvre.

Le 10 mars 2008, le gouvernement canadien révoqua la reconnaissance du Chef coutumier Benjamin Nottaway et de son Conseil et a mandaté un groupe d'une faction minoritaire qui, selon le Conseil des aînés du Lac Barrière, n'a pas été choisi dans le respect de leur Code coutumier de gouvernance. Le 2 et 3 mars, des membres de la communauté avaient érigés des blocus sur leurs routes d'accès pour empêcher les membres de cette faction minoritaire d'entrer dans la réserve en anticipant que le gouvernement canadien essaierait de s'immiscer illégalement dans la gouvernance interne du Lac Barrière pour la troisième fois en 12 ans.

En 2007, le juge Réjean Paul, de la Cour Supérieure du Québec, a émis un rapport qui concluait que le groupe reconnu par le gouvernement fédéral, lors du prétendu choix d'un chef en 2006, ne représentait qu'une « tres minorité » qui « ne respecte pas le Code coutumier de gouvernance »[1]. Le gouvernement fédéral a reconnu cette faction minoritaire après avoir mené un autre présumé processus de sélection en janvier 2008, même si, selon le rapport d'un observateur sur lequel se fiait le gouvernement, rien ne « garantissait » que le Code coutumier de gouvernance soit respecté [2].

Le Secrétariat de la nation algonquine, un conseil de bande regroupant trois communautés algonquines dont celle du Lac Barrière, reconnaît toujours le leadership de Benjamin Nottaway et continue de travailler avec lui et son conseil.

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Contacts médiatiques :

Norman Matchewan, porte-parole Lac Barrière : 819 - 435 - 2171

Marylynn Poucachiche, porte-parole Lac Barrière (en anglais) : 819 - 435 - 2113


Notes:

[1] http://web.resist.ca/~barrierelakesolidarity/resources/Rapport_du_Juge_Paul-FR.pdf

[2]http://web.resist.ca/~barrierelakesolidarity/resources/Rapport-Riel.PDF

dimanche 23 novembre 2008

Un deuxième barrage pacifique sur l'autoroute 117

Lac Barrière


Barrage de l'autoroute 117 le 6 octobre 2008

Kitiganik/Lac Rapide, Territoire algonquin -- Ce matin, à 7h30, les membres de tous âges de la communauté du Lac Barrière, avec ceux qui les appuient, ont une fois de plus bloqué la route 117 devant leur réserve, pour exiger que le Québec et le Canada leur envoient des négociateurs plutôt que des policiers. Lors du premier barrage, le 6 octobre 2008, la SQ a recouru aux gaz lacrymogènes et à des techniques de neutralisation par la douleur contre des manifestants paisibles, dont des aînés, des jeunes et des enfants. Neuf personnes ont été arrêtées et un des leaders a été hospitalisé après avoir reçu une bombe de gaz lacrymogène dans la poitrine. Les groupes internationaux des droits humains, les Chefs d'Ontario et l'équipe chrétienne de maintien de la paix ont critiqué cette intervention.[http ://blip.tv/file/1391794][1]

Ils promettent de maintenir le barrage routier jusqu'à ce que le Canada et le Québec s'engagent par écrit à respecter leurs ententes et que le gouvernement canadien mandate un observateur pour agir comme témoin lors de la sélection de nouveaux chefs, en accord avec le Code coutumier de gouvernance du Lac Barrière, et qu'il en reconnaisse les résultats.

« Plutôt que d'exécuter le sal boulot du gouvernement fédéral, le Québec devrait mettre ses engagements en oeuvre et faire pression sur le fédéral pour qu'il traite notre communauté de façon équitable », propose Norman Matchewan, porte-parole de la communauté présent sur le site, « le traitement brutal que Charest nous inflige illustre le manque de respect de son gouvernement pour les droits des autochtones, ce qui devrait être l'un des grands enjeux de l'élection provinciale. »

La communauté du Lac Barrière veut que le Canada et le Québec fassent respecter les ententes issues de l'accord trilatéral de 1991, un accord de développement durable et de cogestion des ressources, qui avait alors été applaudi par l'ONU et la Commission royale sur les peuples autochtones. Le gouvernement du Canada ne respecte plus l'accord depuis 2001. Le Québec a signé en 1998 un accord bilatéral, mais piétine depuis que des recommandations pour sa mise en oeuvre ont été soumises, en 2006, par deux anciens ministres, John Ciaccia, représentant particulier pour le Québec, et Clifford Lincoln, représentant particulier des Algonquins du Lac Barrière.

« Pour éviter ses obligations, le gouvernement fédéral a délibérément enfreint nos coutumes de gouvernance en délogeant notre Chef et Conseil coutumier », explique Matchewan. « Dans ce qui s'apparente à un coup d'État, il a mis en place un Chef et Conseil rejeté par la majorité de la communauté. Les gouvernements du Québec et du Canada travaillent main dans la main car ils se servent de ces mêmes problèmes de gouvernance comme excuse pour enterrer les accords qu'ils ont signés avec les Premières Nations en 1991 et 1998 respectivement. »

Le 10 mars 2008, pour la troisième fois en 12 ans, le gouvernement du Canada s'est immiscé dans la gouvernance interne du Lac Barrière. Il a révoqué la reconnaissance du Chef et Conseil coutumier et a mandaté un groupe qui, selon le Conseil des aînés du Lac Barrière, n'a pas été choisi dans le respect de leur Code coutumier de gouvernance.

Selon Marylynn Poucachiche, une autre porte-parole de la communauté. « Le gouvernement fédéral prétend qu'il s'agit d'un simple problème interne. Mais nous ne pouvons régler la situation que si le gouvernement fédéral mandate un observateur-témoin pour assister au processus de sélection de nouveaux chefs, en accord avec le Code coutumier de gouvernance du Lac Barrière, qu'il promette d'en respecter les résultats et qu'il cesse de s'immiscer dans nos affaires internes. »

En novembre 2007, l'autorité légitime du Lac Barrière bannissait les nouvelles exploitations forestières sur le territoire trilatéral, et ce, jusqu'à ce que Québec mette en oeuvre les entente, mais la province et les compagnies forestières ont profité du changement de leadership pour ouvrir de nouvelles routes et préparer les activités de coupe de bois, sans la permission des représentants légitimes du Lac Barrière.

En 2007, le juge Réjean Paul, de la Cour Supérieure du Québec, a émis un rapport qui concluait que le groupe reconnu par le gouvernement fédéral, lors du prétendu choix d'un chef en 2006, ne représentait qu'une « tres minorité » qui « ne respecte pas le Code coutumier de gouvernance »[2]. Le gouvernement fédéral a reconnu cette faction minoritaire après avoir mené un autre présumé processus de sélection en janvier 2008, même si, selon le rapport d'un observateur sur lequel se fiait le gouvernement, rien ne « garantissait » que le Code coutumier de gouvernance soit respecté [3].

Le Secrétariat de la nation algonquine, un conseil de bande regroupant trois communautés algonquines dont celle du Lac Barrière, reconnaît toujours le leadership de Benjamin Nottaway et continue de travailler avec lui et son conseil.

Ce midi, à Montréal, les militants du Lac Barrière se rassembleront devant le bureau du Premier ministre Jean Charest, au coin sud-est de McGill College et Sherbrooke.

Contacts médiatiques :
Norman Matchewan, porte-parole Lac Barrière : 819 — 435 — 2171, 514 - 831 - 6902
Marylynn Poucachiche porte-parole Lac Barrière (en anglais) : 514 - 893 - 8283, 819 - 860 - 3860
Norman Young, Grand Chef, Le Secrétariat de la nation algonquine : (819) 627 -6869

Notes

1. Photos : http://www.flickr.com/photos/31135244@N07/sets/72157607795831835/
2. Rapport du Juge Réjean Paul.
3. Lettre du 2 février au ministre Chuck Strahl, pg 2 (cliquez icie pour le document en anglais)

vendredi 21 novembre 2008

Des barricades sur la 117

Isabelle Hache

20 novembre 2008

(Lac-Barrière, Abitibi) Excédés par le «mépris» des gouvernements à leur endroit, des Algonquins de Lac-Barrière ont érigé trois barricades sur la route 117, hier, dans la réserve faunique La Vérendrye, en Abitibi.




Les deux premiers barrages routiers ont été dressés à 7h20, hier matin. Des dizaines d'Autochtones ont bloqué la route pendant environ trois heures avant que la Sûreté du Québec ne démantèle les barricades dans le calme.

Mais l'arrestation d'une porte-parole de la communauté a échauffé les esprits. Pour protester, une chaîne humaine s'est formée vers midi, bloquant à nouveau toute circulation sur la route 117.

«On nous a laissés tranquilles pendant deux heures, puis les policiers anti-émeute sont arrivés. Ils ont violemment poussé les gens en bordure de la route avec leurs matraques. Un jeune s'est cogné la tête sur l'asphalte. Il saignait abondamment», raconte Norman Matchewan, un jeune de la communauté.

Cinq Autochtones ont été arrêtés, dont l'ancien chef, Benjamin Nottaway. Un jeune militant qui avait fait cinq heures de route depuis Montréal pour manifester son soutien à la cause autochtone a aussi été appréhendé.

C'est la deuxième fois en moins de deux mois que les Algonquins bloquent la route 117. «On n'a pas le choix de le faire. C'est le seul moyen qu'on a pour faire valoir notre point de vue auprès des gouvernements. C'est une question de survie pour notre communauté», dit un porte-parole, Michel Thusky.

La pauvreté est partout à Lac-Barrière. Le hameau de 450 âmes a l'air délabré. Devant une petite maison de bois rudimentaire, un enfant fend les bûches qui chaufferont sa famille pour la nuit. «Quatre-vingt-dix pour cent des gens vivent de l'aide sociale», souligne M. Matchewan.

Les Algonquins sont convaincus que leurs conditions de vie ne seraient pas aussi rudes si Québec et Ottawa avaient respecté une entente signée il y a des années - mais qui s'empoussière sur les tablettes des gouvernements.

En 1991, les trois parties ont signé un accord «historique» pour le développement durable et la cogestion des territoires ancestraux algonquins.

Applaudie par l'ONU, cette entente trilatérale devait permettre aux Autochtones d'obtenir des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles.

Depuis, les coupes de bois et la chasse sportive ont continué sur le territoire des Algonquins, générant des profits annuels de 100 millions de dollars. «La communauté ne touche pas un sou de cet argent», déplore M. Thusky.

Les Autochtones en veulent aussi à Ottawa pour s'être «immiscé» dans la gouvernance interne de Lac-Barrière en imposant un chef et un conseil de bande rejetés par la majorité de la communauté. Un «coup d'État», selon M. Matchewan, qui vise «à détruire l'accord en jouant la carte de la division dans notre communauté».

Manifestation devant le bureau de Jean Charest

Pendant que des Algonquins bloquaient la route 117, en Abitibi, une vingtaine de sympathisants manifestaient devant le bureau de Jean Charest, hier midi, au centre-ville de Montréal. Le gouvernement libéral «n'a absolument aucun respect pour les droits des peuples indigènes, qui devraient être un sujet urgent de débat pendant les élections provinciales», dit Norman Matchewan, un jeune porte-parole de la communauté.

jeudi 30 octobre 2008

Les evenements!

Le Canada, un « état de castes »?
Le droits des autochtones dans les lois Internationales

Une conférence d'Arthur Manual

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LUNDI, 3 Novembre, 6:30pm, 2008
Faculté de droit à McGill, Court Domestique
1er étage du pavillon Chancellor-Day
3644 rue Peel
Pour la garde d'enfants ou la traduction, appelez au 514-398-7432, 48 heures en avance.
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À quel point le Canada est-il à la hauteur de sa réputation en ce qui concerne les droits de l'homme? Surtout lorsque l'on regarde la situation actuelle des peuples autochtones... Peu de personnes savent que le gouvernement canadien est régulièrement condamné par les Nations Unies. Le Canada ignore non seulement les dispositions minimums du droit international, mais également les normes juridiques domestiques fixées par la court suprême. Avec sa détermination pour garder le contrôle des terres et des ressources du peuple autochtone, le Canada néglige les lois internationales et domestiques soutenant les droits du peuple autochtone à l'autodétermination et à la propriété de leurs territoires traditionnels.

Peu de personnes peuvent bien expliquer cette réalité comme le fait Arthur Manuel, porte-parole pour l'Indigenous Network on Economies and Trade. Ancien chef du conseil de bande de Neskonlith et président de l'alliance des premières nations en Colombie-Britannique, Manuel a été une des principales personnes à s'opposer au government canadien qui voulait mettre de côté Le Traité des droits autochtones afin d'assimiler ces derniers dans le corps politique canadien. Actif dans la défense de la terre de Shuswap et dans d'autres dossiers nationaux, il a également supporté plusieurs luttes internationales, suivant le chemin de son père, le défunt George Manuel, président de la Fraternité nationale des indiens et fondateur du Conseil du monde des peuples autochtones. Dans cette conférence, Manuel présentera un ordre du jour alternatif pour que les premières nations progresse dans leur développement économique, social et environnemental.

*Appuyer par : le Centre de McGill pour les droits de l'homme et le pluralisme légal, QPIRG McGill, solidarité Collective de lac Barriere*


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Défendre nos terres: La lutte du Lac Barriere continue!
Un programme complèt avec Arthur Manual, Russell Diabo, et les représentants de cette communauté

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Mardi 4 novembre : 6:00pm(18h), 2008
Centre d'amitié autochtone de Montréal, 2001 boulevard St-Laurent et Ontario (métro St-Laurent)
Le dîner sera gratuit et servi par Midnight Kitchen
Pour la garde d'enfant ou la traduction appelez le 514-398-7432 au moins 48 heures à l'avance.
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Depuis que le département des affaires amérindiennes a évincé le chef et le Conseil usuels du lac Barrière en mars 2008 et qu'il a employé le Surete du Québec pour imposer de force son autorité à cette petite communauté, les algonquins du lac Barriere avaient organisés maintes activités de protestation. Ils font campagne pour conclure avec le gouvernement certains accords qui favoriseraient une gestion bilatérale des ressources de leur territoire ainsi que le respect du partage des terres avec les algonquins, le Canada et le Québec(accord déjà signé datant de 1991). Ce dernier fut signé après que les revendications de la communauté aient abouti à un blocus d'une journée de la route 117, une veine économique cruciale au Québec, en 1990. En octobre 2008, le lac Barriere est revenu aux blocus, pour forcer le gouvernement à respecter leurs accords et leurs coutumes de conduite. Les autorités ont brutalement réprimées l'action paisible. Des représentants de la Communauté seront d'ailleurs accompagnés par Arthur Manuel et Russell Diabo, un analyste remarquable des politiques autochtones, rédacteur du bulletin stratégique des premières nations et conseiller au lac Barrière.

*Appuyé par : QPIRG McGill, solidarité Collective du lac Barriere

Les dons sont fortement apprécier et aide à soutenir le communité et ses revendications sociales, économiques et politiques. L'aide matériel est également bienvenue.

Pour connaître les besoins de la communauté : http://barrierelakesolidarity.blogspot.com/2008/03/donations.html

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Cet événement fait partie de « Choc culturels », deux semaines de programmation destinées à explorer le Canada, projet fait par la coalition d'Anti-Raciste de McGill (MARC), le groupe de recherche d'intérêt public du Québec (QPIRG McGill), et l'association d'étudiants de l'université de McGill (SSMU).
* Pour un programme complet des événements, visitez http://www.qpirgmcgill.org/