dimanche 20 novembre 2016

Rassemblement à Québec, le mardi 22 novembre 2016, de 9h à 10h

Rassemblement solidaire avec les Algonquiens du Lac Barrière


Quand : le mardi 22 novembre 2016, de 9 h à 10 h 
Où : à Québec, Devant le centre des Congrès de Québec, 1000 René-Lévesque Est

Mardi, le 22 novembre 2016 à Québec, venez manifester en solidarité avec les Algonquiens du Lac Barrière qui défendent leur territoire traditionnel, leur culture et les innombrables cours d’eau qui alimentent leur territoire, situé en grande partie dans la réserve faunique La Vérendrye.

La communauté algonquienne s’oppose au projet minier de la compagnie minière Copper One, qui cherche actuellement à obtenir des permis de coupes forestières pour ouvrir des chemins miniers qui leur permettrait de débuter des forages miniers d’ici les prochaines semaines.

Bien que la communauté soit en faveur d’un développement responsable de son territoire, notamment via une foresterie intelligente, certains développements hydroélectriques, la chasse, la pêche et autres activités récréotouristiques, elle s’oppose totalement à l’exploitation minière, qu’elle juge incompatible avec son mode de vie — notamment à cause de la nature non-renouvelable de la ressource et des quantités immenses de déchets miniers toxiques laissés derrière, à perpétuité, sur le territoire.

La communauté a communiqué cette position à maintes reprises au gouvernement du Québec dans le cadre de leur négociation pour une entente de cogestion des ressources du territoire. Le gouvernement avait d'ailleurs coopéré en 2011 en suspendant les titres miniers de la compagnie Copper One, mais le gouvernement vient de renverser cette décision cet été, sans même informer, consulter, ou obtenir le consentement de la communauté.

Les Algonquiens du Lac Barrière appellent maintenant à la solidarité de la société québécoise pour les appuyer dans leur démarche visant à protéger leur territoire et d’exiger du gouvernement de respecter son engagement de conclure une entente de cogestion du territoire.

Si cette cause vous touche, partagez l’information avec votre réseau, invitez-les à venir à Québec mardi matin 9h00-10h00am, devant le Centre des Congrès de Québec (1000 rue René-Lévesque Est), alors que le ministre Pierre Arcand et des douzaines de compagnies minières participeront à la conférence annuelle « Québec Mines » parrainé par le gouvernement du Québec.

Les Algonquiens du Lac Barrière ont besoin de votre solidarité pour passer un message clair à l’industrie et au gouvernement du Québec!

mercredi 2 novembre 2016

Pas de mine sur les terres des Algonquins de Lac Barrière : SVP supportez le camp de protection de la terre

Les Algonquins du Lac Barrière ont érigé un camp de protection sur un potentiel site minier au cœur de leur territoire, un endroit où des forages exploratoires pourraient débuter à n'importe quel moment. Afin de réaliser ces forages, des routes d'accès devraient être construites et des arbres coupés, et on devra disposer de débris de forage et des eaux usées produites.

Le territoire visé par ces concessions minières couvre plus de 300 km carrés des terres de Lac Barrière, dont une partie de la réserve faunique de la Vérendrye. La zone touchée abonde en lacs, milieux humides, cours d'eau et est aussi un territoire de chasse important pour les familles de Lac Barrière.

Ces concessions minières ont été accordées sous le système de redevances minières, sans le consentement préalable, libre et éclairé des Algonquins du Lac Barrière. Bien que plusieurs compagnies aient obtenu des concessions sur ce territoire, c'est la compagnie Copper One qui en détient le plus et qui prévoit débuter les travaux de prospection cet automne et cet hiver. Les permis de cette compagnie avaient déjà été suspendus par le gouvernement du Québec, suite à l'opposition de la communauté. Ni Québec ni la compagnie n'ont avisé Lac Barrière d'un changement dans l'état des concessions minières.

SVP appuyez la lutte de la communauté en l'aidant à défrayer les coûts reliés au camp : https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=JU3W8CQVB5Y2A Ce camp est la manière la plus directe et efficace de protéger cet écosystème.

Le projet minier proposé perpétue une relation colonialiste où le Canada, le Québec et les corporations privées collaborent ensemble pour déposséder les peuples autochtones de leurs terres, moyens de subsistance et culture. Comme le dit l'aîné Michel Thusky, le projet minier de Copper One constitue une tentative « d'enterrer vivante notre identité culturelle sous les débris miniers ». En disant non à l'exploitation minière, la communauté de Lac Barrière affirme sa volonté de protéger la nation algonquine, son territoire et les générations futures.

La communauté s'est constamment opposée à l'activité minière sur son territoire ancestral et d'usage courant. Elle affirme ses droits et sa juridiction sur celui-ci dans l'esprit de coexistence tel qu'établi lors de l'accord trilatéral de 1991, de l'accord bilatéral de 1998 et des propositions de co-gestion avec les gouvernements provinciaux et fédéral qui en ont découlé. Ces accords ont été ignorés afin que nos terres demeurent à portée de main pour des projets de développement non-durables. Malgré cette opposition persistante et constante de Lac Barrière, en août 2016, Copper One a recueilli 2,4 millions de dollars pour des travaux d'exploration minière.

« Nous prendrons toutes les mesures pacifiques nécessaires afin de protéger l'eau, le territoire et la faune » , a déclaré le conseiller Norman Matchewan.

À la demande de la communauté, Barriere Lake Solidarity effectue une levée de fonds afin de couvrir les frais du camp de protection, la surveillance du territoire ainsi que les frais légaux qui seront potentiellement encourus afin de stopper l'exploration et l'activité minières sur le territoire.

Faites parvenir vos dons via https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_s-xclick&hosted_button_id=JU3W8CQVB5Y2A et partagez notre message dans vos réseaux. Tous les fonds iront directement aux Algonquins de Lac Barriere, dans le cadre de leurs efforts de protection du territoire.

lundi 12 septembre 2016

Communiqué de presse : Québec retire furtivement le moratoire sur l’exploitation minière; les Algonquins préparent la défense de l’eau, des terres et de la faune de leur terroire ancestral

(Kitiganik, territoire Algonquin, le 12 septembre 2016) La semaine dernière, notre chef et notre Conseil de bande ont adopté la résolution ci-jointe, en opposition à toute activité minière (bornage, exploration, exploitation) à l’intérieur du territoire ancestral que nous occupons et tel que reconnu par l’Accord Trilatéral. Nous réclamons la remise en place du moratoire en vigueur depuis 2011 sur l’exploitation minière.

Depuis les temps immémoriaux, notre première Nation occupe et utilise ce territoire pour ses activités traditionnelles. Notre gestion du territoire, comme partie intégrale de notre mode de vie, est orientée vers la conservation des ressources et l’harmonie avec la Terre mère. Cependant, les impacts des inondations, de la coupe forestière, et de la surexploitation de la faune durant les cent vingt-cinq (125) dernières années ont dévasté les terres et les ressources et perturbé notre mode de vie traditionnel.

Afin de surmonter ces impacts, maintenir notre mode de vie traditionnel et améliorer la gestion du territoire et de ses ressources pour le bénéfice de tous, notre Première Nation demande aux gouvernements du Canada et du Québec de développer, en partenariat avec elle, une stratégie de développement basée sur les principes du développement durable, comme il est écrit dans le Rapport du Comité sur l’environnement et le développement des Nations Unies de 1987 (Rapport Brundtland).

En toute bonne foi, notre première Nation a signé un Accord trilatéral avec le Canada et le Québec, le 12 août 1991, pour promouvoir le développement durable des ressources renouvelables et l’exploitation commune de l’usage des ressources par notre nation et la population non-algonquine dans le territoire reconnu par l’Accord trilatéral. Ce territoire est notre territoire ancestral et actuel.

Le 12 mai 1998, malgré certains désaccords, notre Première Nation et Québec sont parvenus à une entente, l’Accord bilatéral, inspirée de l’approche et du processus de l’Accord trilatéral, pour entreprendre des négociations sur l’aménagement conjoint des ressources naturelles et le partage des revenus. Ces questions étaient déjà comprises dans l’Accord trilatéral entre notre Première Nation et Québec.

En 2006, nous avons été très proche d’un accord à long-terme avec le Québec, bloqué par le refus du Québec d’accepter même un très petit part de partage de revenus avec les Algonquins. Les négociations ont repris en 2015 et avant que le problème minière actuel ne survienne nous avons eu espoir d’atteindre un accord mutuellement bénéfique.

En juin 2016, pendant que notre Conseil négociait un projet d’accord avec Québec en vue d’exécuter les ententes de 1991 et de 1998, le gouvernement du Québec a furtivement levé le moratoire concernant l’exploitation minière sur notre territoire, moratoire en vigueur depuis 2011.

Le moratoire sur les activités minières a été levé unilatéralement par le Ministère québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles sans aucun avis préalable, ni consultation de notre nation algonquine tel que stipulé par la Cour suprême du Canada dans une cause récente.

En août 2016, les représentants de notre nation algonquine ont expressément demandé une confirmation au représentant spécial de Québec, M. Mario Gibeault, qu'aucune activité minière n'était envisagée dans le secteur forestier Seaman de notre territoire reconnu par l'Accord trilatéral. Le 6 août 2016, ils obtenaient une confirmation écrite qu'aucune activité minière n'était envisagée.

Suite à la levée du moratoire, la compagnie minière Copper One a annoncé aussitôt qu'elle s'apprêtait à entreprendre des activités minières à l’intérieur du territoire ancestral que nous occupons et tel que reconnu par l’Accord Trilatéral.

Les activités minières sont totalement incompatibles avec les termes et l'intention de l'Accord Trilatéral de 1991, de l'Accord bilatéral de 1998 et des recommandations de 2006 qui en découlent et qui visent à assurer la poursuite des activités traditionnelles de notre nation algonquine et l'usage durable des ressources renouvelables. Le moratoire imposé, il y a cinq ans, visait le même objectif. Paradoxalement, les activités minières envisagées auraient lieu dans une vaste Réserve naturelle du Québec, le Parc La Vérendrye.

Notre nation algonquine a sans cesse et avec force exprimé son opposition aux activités minières sur son territoire ancestral que nous occupons et tel que reconnu par l’Accord Trilatéral. Aussi, aucune activité minière (bornage, exploration ou exploitation) ne sera acceptée sur ce territoire.

Chef Casey Ratt a déclaré:«Nous avons écrit au Premier Ministre du Québec et aux ministres concernés afin de leur demander que les terres comprises dans notre territoire ancestral soient soustraites au bornage et autres activités minières et que les droits miniers existants soient cancellés. Nous savons que la Loi sur les mines du Québec donne l'autorité au ministre de restreindre les activités minières sur notre territoire ancestral et d'annuler tout droit minier existant sur le territoire».

Conseiller Norman Matchewan a ajouté:«Notre nation algonquine contrôle la terre en ce qui concerne les activités minières et si des activités d'exploration minière sont découvertes, nous allons prendre toutes les mesures nécessaires, mais pacifiques, pour protéger notre eau, nos terres et notre faune».

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Pour tout renseignement :

Casey Ratt, Chef      Cellulaire : coordonnées enlevées de la version en lign
Tony Wawatie, Directeur général par intérim  Cellulaire : coordonnées enlevées de la version en lign
Michel Thusky, Porte-parole de langue française  Téléphone : coordonnées enlevées de la version en lign

jeudi 14 janvier 2016

Délais bureaucratiques de Santé Canada menacent la santé de membres des Algonquins du Lac Barrière

Pour diffusion immédiate

(Ottawa, le 14 janvier 2016) Des représentants des Algonquins du Lac Barrière manifestent aujourd'hui à Ottawa contre des pratiques obstructives et excessivement bureaucratiques de Santé Canada. Des changements récents dans l'administration du transport médical pour les membres isolés de la communauté provoquent des délais, des manques d'accès au transport et une grande inefficacité dans l'utilisation des fonds. Ces nouvelles pratiques mettent en danger  les membres les plus vulnérables de la communauté et suscitent de la frustration et du mécontentement au sein de la communauté. Celle-ci réclame le pouvoir de gérer elle-même le budget du transport, comme auparavant.

Comme dans d'autres communautés autochtones du pays, Santé Canada est financièrement responsable du transport pour les urgences et les rendez-vous médicaux. La communauté, qui se trouve dans le Parc La Vérendrye, trois heures au nord d'Ottawa, est également desservie par une clinique avec infirmières également financée par Santé Canada. Avant 2016, les fonds de transport étaient gérés de façon efficace par des employés locaux qui avaient recours à des conducteurs présents dans la communauté.

Depuis le nouvel An, Santé Canada exige des pré-autorisations des bureaucrates fédéraux pour tout transport à des fins médicales et bloque les payements des conducteurs contractuels. Ces changements unilatéraux créent des délais inutiles qui ont déjà mené à des rendez-vous manqués, mettant ainsi à risque la santé des membres de la communauté. Dans un cas, un nouveau-né requérant des soins urgents à Maniwaki a dû attendre pendant  plus de quatre heures l'approbation du voyage. Le bébé n'a pas subi de conséquences, mais les temps d'attente, les délais et les rendez-vous manqués provoquent énormément de stress chez les membres de la communauté.

Casey Ratt, Chef des Algonquins du Lac Barrière, insiste sur le fait que la communauté est en mesure de gérer ces fonds de transport. « Nous sommes pleinement en mesure de gérer cette responsabilité de façon efficace et moins coûteuse que ce gâchis créé par Santé Canada » soutient le chef.

Santé Canada actuellement exige 48 heures de préavis pour donner son autorisation et demande des précisions personnelles médicales que les infirmières de la communauté ne veulent pas donner, craignant de violer leur obligation de protection de la vie privée.

« Cet enjeu a mené à une grande perte de confiance entre nous et Santé Canada » explique le Chef Ratt. « Nous avons entendu des paroles encourageantes de la part du Premier Ministre Trudeau ces derniers mois. Nous avons apprécié qu'il déclare qu'il n'y a pas de relations plus importantes pour son gouvernement que celle avec les peuples autochtones. Il est le temps que le Premier Ministre et les Ministres Philpott et Bennet remplissent leurs engagements. »

Heure et lieu du rassemblement :
12h, le 14 janvier 2016
70 Columbine Drive, Ottawa

lundi 2 février 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les Algonquins du Lac Barrière intentent une poursuite judiciaire contre le gouvernement du Canada et contre les séquestres-administrateurs

(Kitiganik, Territoire Algonquin/3 février 2015) Le Chef et le Conseil des Algonquins du Lac Barrière ont intenté vendredi dernier une poursuite judiciaire contre le gouvernement du Canada et contre l’ancien séquestre-administrateur de la communauté, BDO Canada LLP et l’actuel séquestre-administrateur, Hartel Financial Management Corporation. L’action en justice réclame les dommages subis par les Algonquins du Lac Barrière à cause du gouvernement fédéral et des séquestres-administrateurs de part leur mauvaise gestion et la rétention de fonds destinés à la communauté et ses membres. Entre autre, ceci inclut des frais d’honoraires exorbitants payés aux séquestres-administrateurs à partir des ressources financières du Lac Barrière. Les « services » effectués par les séquestres-administrateurs n’ont pas aidé les membres de la communauté – ils leur ont été plutôt nuisibles et ont été un obstacle à nos efforts d’amélioration des services administratifs, financiers et de gouvernance que nous offrons à notre communauté.

Les membres de notre communauté continuent à vivre dans des conditions similaires à celles du tiers-monde, malgré l’immense richesse dérivée de l’extraction des ressources naturelles de notre territoire traditionnel. Nos routes, nos infrastructures d’eau et d’électricité, nos écoles ainsi que nos services sociaux sont gravement sous-financés, comparativement aux moyens disponibles pour les Canadiens vivant hors des communautés des Premières Nations.

Les dirigeants et le gouvernement du Lac Barrière ont travaillé sans relâche pour reprendre les rênes de nos propres finances et de notre propre gouvernance, mais le gouvernement du Canada et les séquestres-administrateurs nous ont constamment refusé l’accès aux renseignements essentiels pour le faire. Nos nombreuses demandes écrites et verbales réclamant des renseignements les plus élémentaires sur nos propres finances ont tout simplement été ignorées.

Après avoir placé le Lac Barrière sous la tutelle de séquestres-administrateurs pendant plus que huit années, le gouvernement du Canada soutient que nous sommes « en demeure » d’une entente de financement qui nous a été imposée. Le gouvernement du Lac Barrière n’a eu quasiment aucun contrôle sur ses propres finances ni même d’information à ce propos pendant toutes ces années. Si nous nous trouvons aujourd’hui à être « en demeure », il est clair que la faute revient d’une part au sous-financement chronique accordé par le gouvernement du Canada, et d’autre part à l’incapacité des séquestres-administrateurs de gérer correctement nos finances et ce dans l’intérêt de la communauté et de ses membres. Mais le gouvernement du Canada prétend aujourd’hui qu’en ayant manqué à l’obligation de fournir des données financières, données qui se trouvent entre les mains des séquestres-administrateurs et hors de notre portée, nous nous trouvons en violation de la Loi sur la transparence financière des Premières Nations.

Les séquestres-administrateurs administrent les fonds du Lac Barrière en fiducie, et se trouvent donc dans l’obligation de gérer ces fonds dans l’intérêt de la communauté. Mais en réalité, notre communauté a, depuis plus que huit ans, gravement souffert sous ce régime de séquestres-administrateurs. Ne possédant aucun pouvoir quant à nos finances, nous avons été à la merci d’une succession de gestionnaires qui ont ignoré nos demandes raisonnables de divulgation de renseignements, ont fait refuser des chèques à nos fournisseurs et se sont ingérés dans nos relations économiques avec ceux-ci, ont renvoyé et recruté des employés sans en avoir l’autorisation, et ont prouvé par leur comportement qu’ils étaient de toute évidence indifférents aux intérêts et au bien-être de notre communauté ainsi qu’à son avenir. Ce sont ces mêmes comptables qui ont facturé des millions de dollars en frais d’honoraires, payés par les finances du Lac Barrière sans notre consentement. Les membres de notre communauté continuent de vivre dans des conditions similaires à celles du tiers-monde.

Ces millions de dollars versés aux séquestres-administrateurs comme honoraires auraient pu être utilisés pour que le Lac Barrière embauche son propre personnel de comptabilité, d’administration et de gestion de finances. Ces millions auraient pu être utilisés par le Lac Barrière pour améliorer les infrastructures de la communauté et les services livrés à ses membres. Au lieu de ça, cet argent a été versé à des administrateurs travaillant dans des bureaux à des centaines ou des milliers de kilomètres de notre communauté, qui ne répondent pas de notre communauté, et qui n’ont aucun intérêt à nous faire sortir d’une situation d’être en demeure – car c’est justement ce statut d’être « en demeure » qui leur assure des contrats renouvelés de la part du gouvernement du Canada.

Nous avons à plusieurs reprises tenté d’aborder notre situation avec le gouvernement du Canada, et avons demandé que la gestion par des séquestres-administrateurs – une gestion qui nous a été imposée – cesse. Devant l’échec, nous avons réclamé un appui pour prendre les mesures jugées nécessaires par le Canada pour nous faire sortir de la tutelle par séquestre-administrateur. Le gouvernement du Canada, par le biais du Ministre Valcourt, a ignoré ou refusé d’accéder à ces demandes.

Malheureusement, nous n’avons pas d’autres choix que de poursuivre en justice le gouvernement du Canada et les séquestres-administrateurs pour les dommages encourus depuis huit ans, et ce parce que notre argent nous a été enlevé sans notre consentement, notre autonomie et capacité à nous gouverner nous-mêmes nous ont été retirées, nos capacités d’infrastructure et d’administration ont été réduites, et notre réputation comme communauté a été ternie. Notre réclamation s’élève à 30 millions de dollars et représente les pertes enregistrées à cause de l’imposition de la gestion par des séquestres-administrateurs, de la négligence dans l’exécution de leurs tâches, et des nombreuses violations d’obligation fiduciaires du gouvernement du Canada et des séquestres-administrateurs envers le Lac Barrière. Si nous remportons ce procès, cette somme sera remise à la communauté, pour son bien-être, plutôt que de continuer à être versée à des comptables travaillant dans des villes lointaines.



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Pour plus d’information :

Casey Ratt, Chef Cell: (819) 441-8002

Tony Wawatie, Directeur général par interim Cell: (819) 355-3662

Michel Thusky, Porte-parole Telephone: (819) 435-2171 or (819) 334-4099

dimanche 1 février 2015

Faire un don

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Il est également possible de faire des dons par cheque. Les cheques doivent être au nom de QPIRG McGill, avec mention de Solidarité Lac Barrière, et envoyées à l'adresse postal suivant : QPIRG McGill, 3647 University, 3e étage, Montréal (Québec) H3A 2B3.

jeudi 15 janvier 2015

COMMUNIQUÉ DE PRESSE: Les Algonquins de Lac Barrière rendent hommage à l'héritage du juge Réjean Paul et adressent leurs condoléances à sa famille

(Kitiganik, Territoire Algonquin /15 janvier 2015) C'est avec tristesse que nous apprenons le décès du juge de la Cour supérieure du Québec Réjean Paul.

Notre Première Nation souhaite saisir l'occasion pour saluer le rôle qu'a joué le juge Paul à titre de médiateur avec notre Première Nation.

Le juge Paul a agi comme médiateur entre notre Première Nation et les gouvernements du Québec et du Canada afin de finaliser l'Entente trilatérale de 1991 relative à la cogestion des ressources naturelles sur notre territoire traditionnel avec le Québec et le Canada. Dans un rapport de médiation déposé par la suite en 1993 sur l'Entente trilatérale, le juge Paul écrivait que l'Entente trilatérale est un Traité.

Le juge Paul a aussi agi comme médiateur avec notre Première Nation durant les différends relatifs aux dirigeants, de 1996-97 et en 2007.

Le chef Casey Ratt s'exprimait en ces termes aujourd’hui: « Nous rendons hommage au travail du juge Réjean Paul avec notre Première Nation et nous nous souviendrons toujours de lui et des efforts qu'il a investis afin que notre Peuple puisse obtenir justice et maintenir notre système gouvernemental traditionnel. Nous adressons nos condoléances les plus sincères à la famille, amis et collègues du juge Paul. »

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Pour des informations supplémentaires, contactez:

Chef Casey Ratt Cellulaire: (819) 441-8002

Michel Thusky, porte-parole (français) Téléphone: (819) 435-2171