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lundi 12 septembre 2016
Un message de la communauté du Lac Barrière
Afin de protéger notre culture et améliorer la gestion du territoire et de ses ressources pour le bénéfice de tous, notre Première Nation demande aux gouvernements du Canada et du Québec de développer, en partenariat avec elle, une stratégie de développement basée sur les principes du développement durable.
En toute bonne foi, notre première Nation a signé un Accord trilatéral avec le Canada et le Québec, le 12 août 1991, pour promouvoir le développement durable des ressources renouvelables et l’exploitation commune de l’usage des ressources par notre nation et la population non-algonquine dans le territoire reconnu par l’Accord trilatéral. Ce territoire est notre territoire ancestral et actuel.
Le 12 mai 1998, malgré certains désaccords, notre Première Nation et Québec sont parvenus à une entente, l’Accord bilatéral, inspirée de l’approche et du processus de l’Accord trilatéral, pour entreprendre des négociations sur l’aménagement conjoint des ressources naturelles et le partage des revenus. Ces questions étaient déjà comprises dans l’Accord trilatéral entre notre Première Nation et Québec.
En 2006, nous avons été très proche d’un accord à long-terme avec le Québec, bloqué par le refus du Québec d’accepter même un très petit part de partage de revenus avec les Algonquins. Les négociations ont repris en 2015 et avant que le problème minière actuel ne survienne nous avons eu espoir d’atteindre un accord mutuellement bénéfique.
En juin 2016, pendant que notre Conseil négociait un projet d’accord avec Québec en vue d’exécuter les ententes de 1991 et de 1998, le gouvernement du Québec a furtivement levé le moratoire concernant l’exploitation minière sur notre territoire, moratoire en vigueur depuis 2011.
Le moratoire sur les activités minières a été levé unilatéralement par le Ministère québécois de l’Énergie et des Ressources naturelles sans aucun avis préalable, ni consultation de notre nation algonquine tel que stipulé par la Cour suprême du Canada.
Bien que le gouvernement ait annoncé le 26 janvier son ‘intention’ du suspendre ‘temporairement’ les claims miniers de la compagnie Copper One sur le territoire de la Nation Algonquine du Lac Barrière, rien n’est certain à long terme. La Nation Algonquine, qui est située en partie dans la grande réserve faunique La Vérendrye, sollicite l’appui de la population pour protéger leur culture, la faune, la flore et les nombreux cours d’eau qui se trouvent sur leurs territoires.
mercredi 11 juin 2008
Conseil Coutumier nie les allégations de criminalité
au dernier incendie : Accuse le département des affaires indiennes de négligence
(Kitiganik/Lac Rapide, Territoire Algonquin/5 Juin, 2008) – Le Chef Intérimaire Benjamin Nottaway a faite une déclaration aujourd’hui niant que lui ou d’autres membres du Conseil Coutumier soient responsable de l’incendie d’une maison dur la réserve de Lac Rapide qui a eu lieu Dimanche 1 Juin, 2000.
Au nom du Conseil Coutumier de Lac Barrière, le Chef intérimaire Benjamin Nottaway déclarait aujourd’hui, « Je confirme que ni moi, ni aucun des membres de mon Conseil sont impliqués a l’incendie du 1ier Juin sur la réserve. Nous questionnons aussi l’indépendance de la SQ dans l’enquête de ce feu. Notre peuple est très conscient que la SQ est biaisée contre beaucoup de membres communauté. Ils ont déjà fait preuve de leur biais par leurs méthodes policières sélectives et les arrestations qui ont eu lieu dans notre communauté. Nous savons que la SQ est utilisée politiquement par les
gouvernements fédéral et provincial pour maintenir au pouvoir une faction minoritaire imposé par le Département des Affaires Indiennes (DIA), ce group mine les efforts et les accords que notre Première Nation a signé avec les gouvernements du Canada et du Québec.»
Le Chef intérimaire Nottaway continua disant, « Nous croyons que le vrai crime ici est la condition de logement et le taux de 90% de chômage. Ma propre maison a brûlé en 2004, à cause de mauvais filage. Les réparations n’ont jamais eu lieu car il n’y avait pas d’assurance. Ma famille et moi vivons chez nos beaux-parents depuis. »
Des maisons au Lac Rapide ont aussi brûlés en Janvier et à l’automne 2007. Dans les deux cas, le camion de pompiers ne fonctionnait pas et Gestionnaire Tiers imposé par le DIA ne payait pas pour l’assurance. Il y a eu des allégations d’incendie criminel, mais de nouveau, il a été déterminé que les causes n’étaient pas criminelles. Durant l’incendie du 1ier juin, le camion de pompiers ne fonctionnait pas et la maison ne possédait pas d’assurance. Les résidants ont déménagé dans un appartement qu’ils occupaient déjà a Val d’Or, Québec.
Le Chef intérimaire Nottaway a conclu en disant, «Nous serions plus alaise si l’enquête d’incendie était fait par un corps indépendant de la SQ. Car la SQ est utilisé comme outils politique par les gouvernements externes, la SQ n’a aucune crédibilité dans notre communauté. En fait, le Chef de Pompiers de la communauté, qui est sous autorité du Gestionnaire Tiers imposé par la SQ, a admis devant la SQ avoir défoncé les vitres d’auto appartenant a un porte-parole de notre communauté le 4 juin. La SQ n’a eu aucun choix que de le placer en état d’arrestation. Dans les circonstanes actuelles nous demandons que au gens de faire attention avec les allégations jusqu'à ce que les faits soient rendus publics par une enquête indépendante. »
- 30 -
POUR PLUS D’INFORMATIONS CONTACTEZ:
Michel Thusky, Porte-Parole (819) 435-2171
(Kitiganik/Lac Rapide, Territoire Algonquin/5 Juin, 2008) – Le Chef Intérimaire Benjamin Nottaway a faite une déclaration aujourd’hui niant que lui ou d’autres membres du Conseil Coutumier soient responsable de l’incendie d’une maison dur la réserve de Lac Rapide qui a eu lieu Dimanche 1 Juin, 2000.
Au nom du Conseil Coutumier de Lac Barrière, le Chef intérimaire Benjamin Nottaway déclarait aujourd’hui, « Je confirme que ni moi, ni aucun des membres de mon Conseil sont impliqués a l’incendie du 1ier Juin sur la réserve. Nous questionnons aussi l’indépendance de la SQ dans l’enquête de ce feu. Notre peuple est très conscient que la SQ est biaisée contre beaucoup de membres communauté. Ils ont déjà fait preuve de leur biais par leurs méthodes policières sélectives et les arrestations qui ont eu lieu dans notre communauté. Nous savons que la SQ est utilisée politiquement par les
gouvernements fédéral et provincial pour maintenir au pouvoir une faction minoritaire imposé par le Département des Affaires Indiennes (DIA), ce group mine les efforts et les accords que notre Première Nation a signé avec les gouvernements du Canada et du Québec.»
Le Chef intérimaire Nottaway continua disant, « Nous croyons que le vrai crime ici est la condition de logement et le taux de 90% de chômage. Ma propre maison a brûlé en 2004, à cause de mauvais filage. Les réparations n’ont jamais eu lieu car il n’y avait pas d’assurance. Ma famille et moi vivons chez nos beaux-parents depuis. »
Des maisons au Lac Rapide ont aussi brûlés en Janvier et à l’automne 2007. Dans les deux cas, le camion de pompiers ne fonctionnait pas et Gestionnaire Tiers imposé par le DIA ne payait pas pour l’assurance. Il y a eu des allégations d’incendie criminel, mais de nouveau, il a été déterminé que les causes n’étaient pas criminelles. Durant l’incendie du 1ier juin, le camion de pompiers ne fonctionnait pas et la maison ne possédait pas d’assurance. Les résidants ont déménagé dans un appartement qu’ils occupaient déjà a Val d’Or, Québec.
Le Chef intérimaire Nottaway a conclu en disant, «Nous serions plus alaise si l’enquête d’incendie était fait par un corps indépendant de la SQ. Car la SQ est utilisé comme outils politique par les gouvernements externes, la SQ n’a aucune crédibilité dans notre communauté. En fait, le Chef de Pompiers de la communauté, qui est sous autorité du Gestionnaire Tiers imposé par la SQ, a admis devant la SQ avoir défoncé les vitres d’auto appartenant a un porte-parole de notre communauté le 4 juin. La SQ n’a eu aucun choix que de le placer en état d’arrestation. Dans les circonstanes actuelles nous demandons que au gens de faire attention avec les allégations jusqu'à ce que les faits soient rendus publics par une enquête indépendante. »
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POUR PLUS D’INFORMATIONS CONTACTEZ:
Michel Thusky, Porte-Parole (819) 435-2171
samedi 10 mai 2008
Manifestation à Montréal: JUSTICE POUR LE LAC BARRIERE!
La Caravane Lac Barrière passera par Montréal, pour poursuivre son chemin vers Toronto et Ottawa
***********************************
LE VENDREDI 23 MAI 2008, 12H
Devant les bureaux de Jean Charest
Coin McGill College et Sherbrooke
***********************************
* Apportez bannières, pancartes, et outils sonores...
Au cours des 20 dernières années, la communauté Algonquine du Lac Barrière, située à 5 heures de route au nord de Montréal, s'est battue pour que le gouvernement tienne parole. En 1991, ses membres ont signé une entente de gestion conjointe des ressources et de développement durable avec les gouvernements du Canada et du Québec, qui avait pour objectif de faire respecter leurs coutumes, de préserver la forêt et la faune et de leur donner une part du revenu des industries d'hydroélectricité et de foresterie provenant de son territoire.
Le gouvernement Canadien a suspendu l'accord en 2001. Et le gouvernement Québécois reste immobile depuis 2006 quant aux recommandations pour mettre en pratique sa part des accords. Au lieu de s'acquitter de ses obligations, le secrétariat aux affaires autochtones, avec le soutien du gouvernement québécois, a plutôt réussi à créer un fossé et à régner au Lac Barrière, au prix de grands dégâts dans la communauté, après avoir évincé le Chef et Conseil de bande pour permettre de façon illégale à un autre groupe d'exercer le leadership.
Joignez-vous à nous à Montréal pour la première sortie de la Caravane Lac Barrière, qui se rendra ensuite à Toronto et à Ottawa, où nous demanderons que Québec arrête de s'ingérer dans les affaires internes de la communauté du Lac Barrière et qu'il respecte les accords qu'il a signés.
Pour plus d'information : www.solidaritelacbarriere.blogspot.com
---------------------------------
SOUTENEZ LA CARAVANE LAC BARRIERE
* APPUI. Si votre organisation souhaite appuyer officiellement la Caravane Lac Barriere, transmettez le nom de votre groupe à barrierelakesolidarity@gmail.com. Ceci contribuera à faire pression sur les gouvernements.
Pour la liste complète de demandes : http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/mission.html
* DONS D'ARGENT ET DE NOURRITURE. Les dons sont très bienvenus dans la communauté.
Vous pouvez faire des dons en visitant : http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/dons.html
ou en communiquant avec nous : barrierelakesolidarity@gmail.com
***********************************
LE VENDREDI 23 MAI 2008, 12H
Devant les bureaux de Jean Charest
Coin McGill College et Sherbrooke
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* Apportez bannières, pancartes, et outils sonores...
Au cours des 20 dernières années, la communauté Algonquine du Lac Barrière, située à 5 heures de route au nord de Montréal, s'est battue pour que le gouvernement tienne parole. En 1991, ses membres ont signé une entente de gestion conjointe des ressources et de développement durable avec les gouvernements du Canada et du Québec, qui avait pour objectif de faire respecter leurs coutumes, de préserver la forêt et la faune et de leur donner une part du revenu des industries d'hydroélectricité et de foresterie provenant de son territoire.
Le gouvernement Canadien a suspendu l'accord en 2001. Et le gouvernement Québécois reste immobile depuis 2006 quant aux recommandations pour mettre en pratique sa part des accords. Au lieu de s'acquitter de ses obligations, le secrétariat aux affaires autochtones, avec le soutien du gouvernement québécois, a plutôt réussi à créer un fossé et à régner au Lac Barrière, au prix de grands dégâts dans la communauté, après avoir évincé le Chef et Conseil de bande pour permettre de façon illégale à un autre groupe d'exercer le leadership.
Joignez-vous à nous à Montréal pour la première sortie de la Caravane Lac Barrière, qui se rendra ensuite à Toronto et à Ottawa, où nous demanderons que Québec arrête de s'ingérer dans les affaires internes de la communauté du Lac Barrière et qu'il respecte les accords qu'il a signés.
Pour plus d'information : www.solidaritelacbarriere.blogspot.com
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SOUTENEZ LA CARAVANE LAC BARRIERE
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Vous pouvez faire des dons en visitant : http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/dons.html
ou en communiquant avec nous : barrierelakesolidarity@gmail.com
UN APPEL POUR L'APPUI ET LA SOLIDARITÉ
À tous nos ami(e)s et allié(e)s --
Comme vous le savez peut-être, au mois de mars la communauté Algonquine du Lac Barrière, située a 400 Km au nord de Montréal, a vu son Chef et Conseil coutumier destitué par le gouvernement Canadien, avec l'appui du gouvernement Québécois, qui tentaient ainsi de se soustraire aux accords signés avec la communauté.
Ceci n'est que le dernier épisode de la très longue lutte des membres de cette communauté contre les gouvernements et les corporations pour le contrôle de leurs vies et de leurs territoires. En 1991, La communauté réussit à faire signer un accord pionnier de gestion territoriale et développement durable, après une longue campagne de désobéissance civile qui capta l'attention internationale. L'accord créa d'importants précédents : il donnerait aux Algonquins du Lac Barrière une voix décisive dans la gestion de leurs 10 000 Km2 de territoire traditionnel, en protègerait leur usage traditionnel et leur donnerait une part du revenu des projets forestiers et hydroélectriques qui y sont implantés.
Or, les gouvernements provinciaux et fédéraux n'ont jamais vraiment apprécié cet accord et ont tout fait pour le miner, incluant le changement unilatéral de la chefferie en mars dernier. C'est la troisième fois au cours des 12 dernières années que le gouvernement refuse de reconnaître le leadership légitime de la communauté. Aujourd'hui l'accord reste inappliqué.
Pour plus d'information contextuelle sur le Lac Barrière :
http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/ressources.html
Malgré le peu de ressources de cette petite communauté, le Lac Barrière a démontré une ténacité remarquable dans sa lutte pour l'autodétermination et la protection de sa culture et de son territoire. Mais c'est une lutte qui ne peut réussir qu'avec la solidarité et l'appui de la part des non-autochtones.
Le collectif nouvellement formé Solidarité Lac Barrière, prenant direction du Lac barrière, est à la recherche de groupes et d'organismes pour APPUYER LA LISTE DE DEMANDES DE LA COMMUNAUTÉ.
La Caravane de protestation du Lac Barrière, qui passera aussi par Toronto et Ottawa, sera à Montréal pour une MANIFESTATION, LE VENDREDI 23 MAI 2008, À MIDI devant les bureaux de Jean Charest, au coin de McGill College et Sherbrooke. Veuillez aussi considérer votre appui à cette manifestation. N'hésitez pas à nous joindre au barrierelakesolidarity@gmail.com
LISTE DE DEMANDES DES ALGONQUINS DU LAC BARRIERE
1. Que le Gouvernement du Canada accepte de respecter le résultat d'un nouveau processus de sélection de nos dirigeants avec des observateurs de l'extérieur, qu'il reconnaisse le nouveau chef du Conseil de bande et qu'il cesse toute ingérence dans la gouvernance du Lac Barrière.
2. Que le Gouvernement du Canada accepte d'inclure immédiatement un programme de langue et de culture algonquine au programme de l'école primaire.
3. Que le Gouvernement du Canada respecte les ententes signées avec le Lac Barrière, y compris l'entente tripartite, le Mémoire d'entente mutuelle et les dispositions spéciales, auxquelles il a mis fin illégalement.
4. Que le Gouvernement du Canada abroge le système de gestion par des tiers, qu'il a imposé injustement au Lac Barrière.
5. Que la Province de Québec respecte les ententes signées avec le Lac Barrière. Incluant l'entente tripartite de 1991 et les ententes bilatérales de 1998, et qu'il mette en application les recommandations bilatérales de Ciaccia-Lincoln, incluant la contribution annuelle de $1,5 millions en partage du revenu des ressources.
6. Que le Gouvernement du Canada et la Province du Québec amorce une enquête judiciaire sur la façon dont le bureau régional du Québec du ministère des Affaires Indiennes traite le Lac Barrière et les autres Premières Nations qui voudraient y être inclus.
7. Que le Gouvernement du Québec, en consultation avec les Premières Nations, examine les recommandations de la Commission IPPERWASH en Ontario à titre d'exemple pour améliorer les relations Québec-Premières Nations et les procédures de la Sûreté du Québec dans son rôle de police des communautés des Premières Nations.
--------
Outre votre APPUI, nous recherchons aussi d'autres formes de soutien :
**Votre PARTICIPATION à notre campagne – en tant que groupe ou individu – durant les mois qui suivront.
**Votre DON, pour soutenir les besoins de la communauté du Lac Barrière et pour collaborer à nos efforts de mobilisation. Contactez-nous par courriel pour faire un don, ou donnez directement sur notre site Internet :
http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/dons.html
**Si vous désirez recevoir de l'information à jour sur la situation, nous pouvons ajouter notre courriel à notre liste d'envoi. Nous vous tiendrons informés quant aux actions et événements à suivre.
Contact :
barrierelakesolidarity@gmail.com
-- Le Collectif de Solidarité Lac Barrière
Comme vous le savez peut-être, au mois de mars la communauté Algonquine du Lac Barrière, située a 400 Km au nord de Montréal, a vu son Chef et Conseil coutumier destitué par le gouvernement Canadien, avec l'appui du gouvernement Québécois, qui tentaient ainsi de se soustraire aux accords signés avec la communauté.
Ceci n'est que le dernier épisode de la très longue lutte des membres de cette communauté contre les gouvernements et les corporations pour le contrôle de leurs vies et de leurs territoires. En 1991, La communauté réussit à faire signer un accord pionnier de gestion territoriale et développement durable, après une longue campagne de désobéissance civile qui capta l'attention internationale. L'accord créa d'importants précédents : il donnerait aux Algonquins du Lac Barrière une voix décisive dans la gestion de leurs 10 000 Km2 de territoire traditionnel, en protègerait leur usage traditionnel et leur donnerait une part du revenu des projets forestiers et hydroélectriques qui y sont implantés.
Or, les gouvernements provinciaux et fédéraux n'ont jamais vraiment apprécié cet accord et ont tout fait pour le miner, incluant le changement unilatéral de la chefferie en mars dernier. C'est la troisième fois au cours des 12 dernières années que le gouvernement refuse de reconnaître le leadership légitime de la communauté. Aujourd'hui l'accord reste inappliqué.
Pour plus d'information contextuelle sur le Lac Barrière :
http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/ressources.html
Malgré le peu de ressources de cette petite communauté, le Lac Barrière a démontré une ténacité remarquable dans sa lutte pour l'autodétermination et la protection de sa culture et de son territoire. Mais c'est une lutte qui ne peut réussir qu'avec la solidarité et l'appui de la part des non-autochtones.
Le collectif nouvellement formé Solidarité Lac Barrière, prenant direction du Lac barrière, est à la recherche de groupes et d'organismes pour APPUYER LA LISTE DE DEMANDES DE LA COMMUNAUTÉ.
La Caravane de protestation du Lac Barrière, qui passera aussi par Toronto et Ottawa, sera à Montréal pour une MANIFESTATION, LE VENDREDI 23 MAI 2008, À MIDI devant les bureaux de Jean Charest, au coin de McGill College et Sherbrooke. Veuillez aussi considérer votre appui à cette manifestation. N'hésitez pas à nous joindre au barrierelakesolidarity@gmail.com
LISTE DE DEMANDES DES ALGONQUINS DU LAC BARRIERE
1. Que le Gouvernement du Canada accepte de respecter le résultat d'un nouveau processus de sélection de nos dirigeants avec des observateurs de l'extérieur, qu'il reconnaisse le nouveau chef du Conseil de bande et qu'il cesse toute ingérence dans la gouvernance du Lac Barrière.
2. Que le Gouvernement du Canada accepte d'inclure immédiatement un programme de langue et de culture algonquine au programme de l'école primaire.
3. Que le Gouvernement du Canada respecte les ententes signées avec le Lac Barrière, y compris l'entente tripartite, le Mémoire d'entente mutuelle et les dispositions spéciales, auxquelles il a mis fin illégalement.
4. Que le Gouvernement du Canada abroge le système de gestion par des tiers, qu'il a imposé injustement au Lac Barrière.
5. Que la Province de Québec respecte les ententes signées avec le Lac Barrière. Incluant l'entente tripartite de 1991 et les ententes bilatérales de 1998, et qu'il mette en application les recommandations bilatérales de Ciaccia-Lincoln, incluant la contribution annuelle de $1,5 millions en partage du revenu des ressources.
6. Que le Gouvernement du Canada et la Province du Québec amorce une enquête judiciaire sur la façon dont le bureau régional du Québec du ministère des Affaires Indiennes traite le Lac Barrière et les autres Premières Nations qui voudraient y être inclus.
7. Que le Gouvernement du Québec, en consultation avec les Premières Nations, examine les recommandations de la Commission IPPERWASH en Ontario à titre d'exemple pour améliorer les relations Québec-Premières Nations et les procédures de la Sûreté du Québec dans son rôle de police des communautés des Premières Nations.
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Outre votre APPUI, nous recherchons aussi d'autres formes de soutien :
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**Votre DON, pour soutenir les besoins de la communauté du Lac Barrière et pour collaborer à nos efforts de mobilisation. Contactez-nous par courriel pour faire un don, ou donnez directement sur notre site Internet :
http://solidaritelacbarriere.blogspot.com/2008/03/dons.html
**Si vous désirez recevoir de l'information à jour sur la situation, nous pouvons ajouter notre courriel à notre liste d'envoi. Nous vous tiendrons informés quant aux actions et événements à suivre.
Contact :
barrierelakesolidarity@gmail.com
-- Le Collectif de Solidarité Lac Barrière
mercredi 30 avril 2008
COMMUNIQUÉ 30 AVRIL
Pour diffusion immédiate
Mercredi, 30 Avril, 2008
Le traitement des Algonquins du Lac Barrière par le Canada et le Québec est condamné devant les Nations Unies: les gouvernements devraient respecter les accords contraignants et cesser d'interférer dans la gouvernance du Lac Barrière.
Montréal, Québec — Parlant à la septième session de l'Instance permanente sur les questions autochtones au Nations Unies, Arthur Manuel, porte-parole pour le Indignons Network on Economies and Trade (INET), a critiqué les gouvernements canadien et québécois pour bris des accords contraignants signés avec le Lac Barrière et pour ingérence dans la gouvernance interne.
En 1991, les Algonquins du Lac Barrière signent un accord tripartite avec les gouvernements du Canada et du Québec, pour établir un processus pionnier de planification de la gestion territoriale fondé sur les recommandations de la Commission Brundtland pour la conservation et le développement durable, que les peuples autochtones aient une « voix décisive » dans les questions de gestion territoriale qui les affectent.
Des accords visant à améliorer les graves conditions socio-économiques à Lac Barrière furent signés par après. Néanmoins, les gouvernements fédéral et provinciaux essayèrent d'échapper à leurs engagements et responsabilités à de nombreuses reprises. Le 10 mars 2008, pour la troisième fois en 12 ans, le gouvernement du Canada est venu interférer dans la gouvernance interne du Lac Barrière, reconnaissant un chef et conseil qui, selon le Conseil des aînés, n'ont pas étés choisis en accord avec les coutumes de la communauté.
« Ce n'est qu'un effort de plus pour échapper aux accords signés, en raison des précédents qu'ils créent. », affirmait Arthur Manuel dans sa déclaration à l'Instance permanente. « Non seulement y a-t-il une indifférence flagrante quant aux coutumes de sélection des dirigeants autochtones, mais le gouvernement fédéral utilise la force policière québécoise pour imposer son chef et conseil, même si la majorité des gens n'accepte pas de reconnaître ce groupe à la direction. »
Les Algonquins du Lac Barrière vivent sur une réserve de 59 acres à 350 kilomètres au nord d'Ottawa, dans de maisons surpeuplées et insalubres, qui ont été condamnées par Santé Canada. Le taux de chômage se situe entre 80 % et 90 %, et la communauté dépend de génératrices au diesel pour s'approvisionner en électricité. Malgré ces conditions, ils ont maintenu leur langue, leur culture et leur système coutumier de gouvernance.
« Je ne pense pas qu'un gouvernement ait le droit d'interférer ainsi. », reconnaît Marylynn Poucachiche, membre de la communauté du Lac Barrière. « Le gouvernement devrait respecter nos coutumes et traditions, et poursuivre la négociation selon les accords signés. »
Michel Thusky, un autre membre de la communauté de Lac Barrière, affirme que « Le gouvernement ne veut pas reconnaître nos vrais dirigeants. Il ne veut pas négocier de bonne foi. Et c'est la communauté qui va souffrir. »
Le Conseil des Aînés du Lac Barrière a demandé au gouvernement du Canada qu'il observe un processus de re-sélection de la direction, en accord avec le Code Coutumier de Gouvernance du Lac Barrière, mais le gouvernement Canadien a refusé. Le Canada a également refusé de communiquer les informations qui, selon eux, justifie l'imposition unilatérale d'une nouvelle direction.
« Les Canadiens sont choqués par les actions de leur gouvernement. » a dit Django Doucet, membre de Solidarité Lac Barrière, un groupe travaillant avec la communauté algonquine. « Le gouvernement devrait respecter ses accords contraignants. »
Contacts Médias :
Arthur Manuel, Porte-Parole Indigenous Network on Economies and Trade, (en anglais)
Cellulaire : (250) 319-0688
Courriel : artmanuel@earthlink.net
Michel Thusky, porte-parole du Lac Barrière (en francais): (819) 435-2171
Marylynn Poucachiche, porte-parole du Lac Barrière : (819) 435-2113
marylynnpoucachichie@hotmail.com
Pour plus d'information :
www.solidaritelacbarriere.blogspot.com
Mercredi, 30 Avril, 2008
Le traitement des Algonquins du Lac Barrière par le Canada et le Québec est condamné devant les Nations Unies: les gouvernements devraient respecter les accords contraignants et cesser d'interférer dans la gouvernance du Lac Barrière.
Montréal, Québec — Parlant à la septième session de l'Instance permanente sur les questions autochtones au Nations Unies, Arthur Manuel, porte-parole pour le Indignons Network on Economies and Trade (INET), a critiqué les gouvernements canadien et québécois pour bris des accords contraignants signés avec le Lac Barrière et pour ingérence dans la gouvernance interne.
En 1991, les Algonquins du Lac Barrière signent un accord tripartite avec les gouvernements du Canada et du Québec, pour établir un processus pionnier de planification de la gestion territoriale fondé sur les recommandations de la Commission Brundtland pour la conservation et le développement durable, que les peuples autochtones aient une « voix décisive » dans les questions de gestion territoriale qui les affectent.
Des accords visant à améliorer les graves conditions socio-économiques à Lac Barrière furent signés par après. Néanmoins, les gouvernements fédéral et provinciaux essayèrent d'échapper à leurs engagements et responsabilités à de nombreuses reprises. Le 10 mars 2008, pour la troisième fois en 12 ans, le gouvernement du Canada est venu interférer dans la gouvernance interne du Lac Barrière, reconnaissant un chef et conseil qui, selon le Conseil des aînés, n'ont pas étés choisis en accord avec les coutumes de la communauté.
« Ce n'est qu'un effort de plus pour échapper aux accords signés, en raison des précédents qu'ils créent. », affirmait Arthur Manuel dans sa déclaration à l'Instance permanente. « Non seulement y a-t-il une indifférence flagrante quant aux coutumes de sélection des dirigeants autochtones, mais le gouvernement fédéral utilise la force policière québécoise pour imposer son chef et conseil, même si la majorité des gens n'accepte pas de reconnaître ce groupe à la direction. »
Les Algonquins du Lac Barrière vivent sur une réserve de 59 acres à 350 kilomètres au nord d'Ottawa, dans de maisons surpeuplées et insalubres, qui ont été condamnées par Santé Canada. Le taux de chômage se situe entre 80 % et 90 %, et la communauté dépend de génératrices au diesel pour s'approvisionner en électricité. Malgré ces conditions, ils ont maintenu leur langue, leur culture et leur système coutumier de gouvernance.
« Je ne pense pas qu'un gouvernement ait le droit d'interférer ainsi. », reconnaît Marylynn Poucachiche, membre de la communauté du Lac Barrière. « Le gouvernement devrait respecter nos coutumes et traditions, et poursuivre la négociation selon les accords signés. »
Michel Thusky, un autre membre de la communauté de Lac Barrière, affirme que « Le gouvernement ne veut pas reconnaître nos vrais dirigeants. Il ne veut pas négocier de bonne foi. Et c'est la communauté qui va souffrir. »
Le Conseil des Aînés du Lac Barrière a demandé au gouvernement du Canada qu'il observe un processus de re-sélection de la direction, en accord avec le Code Coutumier de Gouvernance du Lac Barrière, mais le gouvernement Canadien a refusé. Le Canada a également refusé de communiquer les informations qui, selon eux, justifie l'imposition unilatérale d'une nouvelle direction.
« Les Canadiens sont choqués par les actions de leur gouvernement. » a dit Django Doucet, membre de Solidarité Lac Barrière, un groupe travaillant avec la communauté algonquine. « Le gouvernement devrait respecter ses accords contraignants. »
Contacts Médias :
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Cellulaire : (250) 319-0688
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Marylynn Poucachiche, porte-parole du Lac Barrière : (819) 435-2113
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