mardi 10 juillet 2012
Les Algonquins du Lac Barrière sont menacéEs d'arrestation
10 juillet, Poigan, PQ – Entre vingt et trente membres de la nation algonquine du Lac Barrière se sont fait lire leurs droits par des agents de la Sûreté du Québec la nuit dernière. Ils ont été avertis qu'ils seraient arrêtés aujourd'hui s'ils ne permettaient pas la poursuite de la coupe forestière.
Hier, des familles de la nation algonquine du Lac Barrière qui subissent l'impact de la coupe opérée par les Produits forestiers Résolu ont envoyé une lettre au ministre québécois des ressources naturelles pour lui exprimer leur opposition à la décision unilatérale de la compagnie de faire de la coupe à blanc sur leur territoire. Ces familles ont aussi déposé au gouvernement du Québec plusieurs propositions mettant de l'avant la nécessité d'un travail en collaboration pour parvenir à une coexistence pacifique dans la région.
Produits forestiers Résolu, compagnie connue auparavant sous le nom d'Abitibi Bowater, a commencé à couper des arbres mardi dernier (3 juillet) sur la terre des Algonquins du Lac Barrière sans avoir mené de réelles consultations avec la communauté et sans son consentement. La coupe se fait près de Poigan, Québec, sur une terre qui comprend des territoires sacrés et un important habitat pour les orignaux, selon le porte-parole de la communauté, Norman Matchewan.
Dans une lettre envoyée au premier ministre, le 4 juillet, l'aîné Gabriel Wawatie déclarait : «en tant qu'un des principaux cueilleurs, je n'ai pas été consulté correctement et je n'ai pas fourni de consentement écrit pour autoriser cette coupe sur notre territoire».
Dans une récente cause en Cour provinciale, la même compagnie forestière a tenté de poursuivre un jeune leader du Lac Barrière, Norman Matchewan. Vincent Larin, du bureau des ressources naturelles à Maniwaki, avait émis deux permis de coupe pour le même emplacement sur le territoire du Lac Barrière, territoire qui inclut aussi des sites sacrés. La compagnie forestière a perdu sa cause en Cour quand le contremaître a contredit sa déclaration originale, se faisant ainsi prendre en flagrant délit de mensonge.
Contact:
Norman Matchewan, 819-435-2171
Vidéo sur la coupe illégale à Baie de Poigan sur le territoire de Lac Barrière:
http://www.youtube.com/watch?v=9X4fwTATqrk
Vidéo sur la visite du sergent Martineau sur le site:
http://youtu.be/YG5AJHrwgCI
mardi 19 juin 2012
Représentants d’une Première Nation à Montréal pour protester à l’assemblée générale annuelle d’une société minière attirée au Québec par le Plan Nord
Pas d’exploration minière sur notre territoire sans consultation et consensus de la communauté
Montréal – Mardi 19 juin 2012
À 10h00 aujourd’hui au 2000, av. McGill College, des représentants du Lac Barrière et leurs sympathisants se réuniront à l’extérieur de l’assemblée générale annuelle de Copper One Inc.
Les Algonquins du lac Barrière enverront un message clair à la société minière et ses actionnaires : l’exploration minière ne peut avoir lieu sur le territoire du lac Barrière sans préavis et sans le consentement libre et informé de la communauté.
Le site d’exploration minière en question – la propriété Rivière Doré située dans le Sud-Ouest de Val d’Or au Québec – est au cœur des territoires de chasse et de pêche de nombreuses familles du lac Barrière et fait partie d’un important réseau de lacs, ruisseaux et rivières. La rivière Doré renferme une grande quantité de dépôts de cuivre et de nickel initialement réclamés par Cartier Resources Inc., une compagnie minière junior basée à Val d’Or. Le 15 décembre 2011, Cartier vendait ses parts de la propriété de la rivière Doré à Copper One pour 150 000$ comptant, 2 millions en parts de Copper One et un taux royal de 1% sur les retours nets de la fonderie.
En mai 2011, le Conseil des Aînés a fait parvenir une lettre à l’ex-Président Directeur Général de Copper One exprimant l’opposition de la communauté à l’exploitation minière sur un territoire inclus dans l’Entente trilatérale. Selon le site web de Copper One, les activités d’exploration de la compagnie sont suspendues en attendant les négociations avec les communautés des Premières Nations du lac Barrière.
Norman Matchewan, un porte-parole de la communauté du lac Barrière soutient : «[qu’]il n’y aura pas de discussion en lien avec l’exploitation minière sur le territoire tant que l’Entente trilatérale signée avec le Québec et le Canada ne sera pas respectée.»
Ceci constitue le message qui sera lancé lors de l’assemblée de Copper One aujourd’hui.
L’Entente trilatérale de 1991 est un accord de co-gestion des ressources qui a été mise de l’avant pour protéger le mode de vie de la communauté algonquine en lui assurant un pouvoir décisionnel sur l’utilisation des terres sur son territoire. Cette entente, lorsque implantée, rapportera une modeste part des revenus d’activités économiques réalisées sur le territoire. En ne respectant pas cet accord, les gouvernements provincial et fédéral ignorent leurs responsabilités légales et politiques, empêchant le développement durable du territoire de se faire dans le calme.
Les Algonquins du lac Barrière craignent que le gouvernement provincial ait mal informé Copper One de la faisabilité de son projet et ait dissimulé les coûts et responsabilités qui pourraient être encourus par l’entreprise si la communauté choisissait de contester le projet de la rivière Doré. Si c’était le cas, la poursuite du projet violerait l’Entente trilatérale et contreviendrait aux précédents légaux canadiens établis ainsi qu’à des ententes internationales telles que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS, VEUILLEZ CONTACTER :
Norman Matchewan – Porte-parole de la communauté (anglais) et : 514-550-8706
Steve Baird – Agent de liaison (anglais et français) : 514-607-8383
Ramsey Hart – MiningWatch Canada : téléphone 613-569-3439 / cellulaire 613-298-4745
vendredi 22 juillet 2011
Les Algonquins du lac Barrière célèbre la décision d'une compagnie minière de suspendre son exploration sur leur territoire : c'est le tour à Charest d'agir, dit la communauté
mercredi 15 juin 2011
21 et 22 juin: Célébrations de la journée nationale des Autochtones et de la grande réouverture du Centre d’amitié autochtone de Montréal
Venez nous joindre pendant deux jours d’activités le mardi 21 juin et mercredi 22 juin!
Brett Pineau, directeur exécutif du CAAM dit, “Le processus [de rénovation] a été littéralement et figurativement une transformation qui se solde par un renouveau et une revitalisation du Centre, orienté vers les besoins de la communauté autochtone urbaine de Montréal, qui inclut une forte emphase sur la programmation d’activités et d’événements liés à notre mandat socioculturel et identitaire. Les célébrations de notre grande réouverture seront un moment opportun pour promouvoir la culture, les traditions et le patrimoine des Autochtones.
Les jeunes autochtones du Centre jeunesse inter-bande participeront au lancement de leurs productions musicales créées au cours des six derniers mois pendant leur émission radiophonique mensuelle sur CKUT.
Lieu : Centre d’amitié autochtone de Montréal, 2001 St. Laurent (métro St. Laurent)
Mardi, 21 juin
11-19h
“Voix de nos nations” Pour une troisième année consécutive, cette radio diffusion de 8 heures mettra en vedette des artistes, des musiciens et des invités autochtones, et explorera des thèmes qui affectent les premiers peuples du Canada. (Écoutez en direct sur 90,3FM ou ckut.ca)
Avec: Odaya, Ti: ohtiake Drum Group, Chelsea Vowel, Moe Clark, Iqi Balam, Beatrice Deer, Pachuco, Marco aux flute et tambour, micro ouvert
Exposition d’art et d’artisanat traditionnel, incluant des sculptures de pierre taillée par des artistes locaux et des jeunes autochtones.17-19h
Souper communautaire.
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Mercredi, 22 juin
10h -CAAM - la grande réouverture débute.
12h - La grande entrée
12-17h -Mini Pow-Wow (Danseurs, percussionnistes, vendeurs bienvenus)
-Exposition et encan d’art, incluant les sculptures faites par des artistes locaux et les jeunes autochtones.
18h -Festin communautaire
Co- commanditaires et partenaires : GRIPQ-Concordia, GRIPQ-McGill, le Projet Autochtone du Québec, KANATA, la maison des Premiers Peuples de McGill, Frigo Vert, People's Potato, DIRA, 2110 Centre for Gender Advocacy, Missing Justice, Barriere Lake Solidarity

vendredi 26 novembre 2010
JOURNÉE D’ACTION:APPUYEZ LES ALGONQUINS DU LAC BARRIÈRE
POUR QUE LE CANADA RESPECTE LE GOUVERNEMENT TRADITIONEL DU LAC BARRIÈRE ET LES ACCORDS ENVIRONNEMENTAUX INNOVATEURS
MIDI, LUNDI 13 DÉCEMBRE, SUR LA COLLINE DU PARLEMENT
TÉLÉCHARGER LE TRACT ET AIDER AVEC LE MOBILISATION POUR LE 13 DECEMBRE! : AVANT ET DEVANT
FACEBOOK ÉVÉNEMENTS: http://www.facebook.com/event.php?eid=168050586559745&num_event_invites=0#!/event.php?eid=168050586559745
::TRANSPORT::
Pour ceux de Montréal, embarquez sans frais dans un autobus pour le rassemblement à Ottawa!
Départ à 9h00 de Mackay et Maisonneuve (Metro Guy-Concordia)
Retour en fin d’après-midi.
POUR RÉSERVEZ VOTRE PLACE, contactez barrierelakesolidarity@gmail.
Et si un régime étranger était en train de détruire votre système de gouvernement pour ensuite venir voler vos ressources et vous empêcher de protéger l’environnement de votre terre natale ? Voilà ce que le gouvernement d’Harper et les bureaucrates fédéraux sont en train de faire à la Première nation du Lac Barrière.
Depuis plus de deux décennies, les Algonquins du Lac Barrière démontrent un leadership environnemental au reste du Canada, faisant campagne pour arrêter les coupes à blancs destructives et pour implémenter un plan de développement durable dans leur terre native du nord-ouest du Québec.
Cependant, des compagnies de foresteries multinationales et des bureaucrates gouvernementaux refusent d’honorer les accords qui ont été signé avec le Lac Barrière. À tout bout de champs, ils tentent de saper les efforts de cette petite communauté, une des plus pauvres dans le pays, et de prévenir que cette communauté implémente et réalise sa vision pour la protection et la bonne intendance des forêts.
Cette histoire de David contre Goliath vient de se tordre encore plus: le gouvernement conservateur et les bureaucrates des Affaires Indiennes et du Nord Canada sont en train d’intervenir dans les affaires internes du Lac Barrière, utilisant la section 74 de la Loi sur les Indiens pour forcément d’assimiler et de détruire le gouvernement traditionnel de la communauté – un gouvernement traditionnel qui existe depuis d’incalculables générations et qui maintient leur mode de vide de chasseurs et de respect pour l’environnement.
Mené par la jeunesse du Lac Barrière, la grande majorité de la communauté lutte à préserver leur gouvernement traditionnel, afin de continuer à protéger leur basin versant, leurs forêts, leur faune et leurs terres pour toutes les générations futures, autochtones et non-autochtones.
Le gouvernement Harper viole la constitution Canadienne, qui protégé le droit autochtone à l’autonomie. Cela viole aussi la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, même si ce gouvernement affirme maintenant l’avoir endossé.
Joignez vous aux Algonquins du Lac Barrière sur la colline du Parlement ! Venez porter appui à leur demande du rejet de l’utilisation de la Loi 74 et pour le respect de leur gouvernement traditionnel et de leur vision de la protection environnementale au gouvernement Harper et aux bureaucrates fédéraux !
Pour plus d’informatin, visitez le site web: www.barrierelakesolidarity.org
:: MISE EN CONTEXTE: COMMENT LE GOUVERNEMENT EST-IL EN TRAIN DE DÉTRUIRE LE GOUVERNEMENT TRADITIONNEL DU LAC BARRIÈRE ? ET POURQUOI? ::
Le gouvernement a utilise une section archaïque de la Loi sur les Indiens, section 74, pour imposer de manière unilatérale un système de gouvernement différent à la première nation du Lac Barrière.
Le gouvernement traditionnel du Lac Barrière, ouvert aux membres de la communauté qui ont une connexion à la terre, et où les Aînés guident les dirigeants potentiels et assurent la sauvegarde de leurs coutumes, assure que les membres de la communauté maintiennent leur lien sacré à la terre et leur mode de vie de chasseurs. Le système de électoral de conseil de bande que le gouvernement Harper a imposé détruit le lien sacré de gouvernance que la communauté a avec la terre. En brisant la connexion que le Lac Barrière a avec la terre, les gouvernements du Québec et du Canada espèrent échapper à leur violation d’accords environnementaux innovateurs et de la coupe à blanc illégale du territoire traditionnel du Lac Barrière.
La grande majorité des membres de la communauté veulent protéger leur système de gouvernance traditionnel, mais les bureaucrates des Affaires indiennes et du Nord du Canada sont en train de répandre de la désinformation, prétendant qu’ils ne sont qu’un petit groupe.
Durant l’été, la bureaucratie des Affaires indiennes et du Nord du Canada a conduit un cadre électoral illégal, imposé par la Sûreté du Québec, afin d’amener un nouveau système démocratique à la communauté. Moins d’une douzaine de scrutins furent envoyés pour nominer des candidats pour un Chef et un Conseil de la Loi sur les Indiens, qui furent par la suite siégé par acclamation. Entre temps, plus de 200 membres de la communauté avaient signés une résolution rejetant ce cadre! Cela représente la majorité des membres de la communauté qui sont éligibles à participer à leur cadre électoral.
Même le chef acclamé a résigné en guise de protestation, refusant de briser les rangs avec la majorité de la communauté. Cependant, quatres « faux » conseillers de bande sans appui de la communauté ont depuis pris des décisions illégales de la part de la communauté du Lac Barrière. Faisant navettes entre des réunions secrètes avec des compagnies forestières et des représentants du gouvernement, ces conseillers sont usinés par le gouvernement pour dérailler les accords environnementaux sans précédents du Lac Barrière et pour faciliter la coupe à blanc illégale.
Les jeunes de la communauté mènent le mouvement pour la protection de leur gouvernement traditionnel et pour guérir et surpasser les divisions qui furent crées lorsque les bureaucrates gouvernementaux se sont immiscés à l’intérieur de la communauté.
Ils demandent que le gouvernement Harper cancelle l’imposition du conseil de bande de la section 74 de la Loi sur les Indiens à la communauté du Lac Barrière, et qu’il respecte leur droit d’élire leurs dirigeants selon leur système traditionnel de gouvernement.
jeudi 12 août 2010
Le gouvernement du Canada et du Québec sont imposer le processus électoral avec le soutien de la police!
Le gouvernement du Canada et du Québec vont imposer le processus électoral avec le soutien de la police!
ENVOYEZ UN COURRIEL PAR L’INTERMÉDIAIRE DU SITE INTERNET DE SOLIDARITÉ LAC BARRIÈRE au Ministre des Affaires indiennes et du Nord, John Duncan, et Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton :
http://barrierelakesolidarity.blogspot.com/2007/10/blog-post.html
APPELEZ John Duncan : 1-800-667-280, 613-992-2503,
---> Si vous êtez membre d'un groupe, svp ENDOSSEZ cette campaigne
Si vous pouvez aidez en donnant de l'$ pour les coûts de cette campagne, svp contactez-nous : barrierelakesolidarity@gmail.com
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Jeudi, le 12 août 2010
Les Algonquins de Lac Barrière boycotteront et manifesteront contre la tenue d’une assemblée de mise en candidature face à des menaces d'arrestation par la police du Québec
Kitiganik, Lac Rapide, territoire algonquin / - Le 12 août, les Algonquins de Lac Barrière boycotteront et manifesteront contre la tenue d’une assemblée de mise en candidature que tente de leur imposer le gouvernement canadien.
La Sureté du Québec protègera les bureaux de vote sur la réserve et a menacé d’arrêter quiconque tente d’interférer ou de bloquer la route d’accès à la réserve.
Après que la communauté a pacifiquement bloqué l’entrée a la réserve à un préposé aux élections, le 22 juillet dernier, le Département des Affaires indiennes à reschédulé l’assemblée de mise en candidature au 12 août.
« Les gouvernements canadien et québécois traitent honteusement notre communauté comme des criminels par ce que nous défendons notre droit inhérent de nous gouverner selon nos coutumes, » dit Tony Wawatie, un porte-parole de la communauté. « Le Gouvernement tente inconstitutionnellement d’abolir notre système de gouvernance coutumier, malgré le fait qu’une grande majorité des membres de la communauté s’y oppose. »
Un préposé aux élections cherche des nominations pour un Chef et Conseil qui se présenteraient aux élections que le Département des Affaires indiennes a prévue pour le 26 septembre, 2010. La communauté de Lac Barrière est l'une des rares Premières nations qui n'ont jamais été soumises au système électoral imposé par la Loi sur les Indiens, continuant au lieu de se gouverner selon leurs propres règles coutumières établies depuis la nuit des temps.
Durant l’assemblée de mise en candidature du 22 juillet, seuls 4 candidatures ont été envoyés par la poste, de plus ils proviennent tous d’individus qui n’ont jamais vécu sur le territoire traditionnel de Lac Barrière.
« Le gouvernement canadien maintient qu’il impose les élections de la Loi sur les Indiens par ce que notre système traditionnel ne fonctionne pas, mais dans les faits c’est l’ingérence du gouvernement dans nos affaires internes qui a déstabilisé notre gouvernance », dit Marylynn Poucachiche, autre porte-parole de la communauté. « La vraie raison qu’ils imposent des élections de conseil de bande est qu’ils cherchent a couper nos liens avec la terre, qui est maintenu par notre système politique traditionnel. Ils ne veulent pas faire face à un leadership fort, qui exige que le gouvernement honore les accords signés concernant l'exploitation de nos terres et de nos ressources ».
Le droit inhérent de la communauté de Lac Barrière à son propre système de gouvernance coutumier est protégé par l’article 35 de la constitution canadienne ainsi que dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Un rapport publié en mai 2010 par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones affirme que les Premières nations ont le droit de garder le contrôle sur leurs affaires internes et sont libres de mettre en œuvre leur vision de la gouvernance.
L’Assemblée des Premières Nations a unanimement adopté une résolution condamnant le gouvernement et demandant que le Ministre des Affaires indiennes annule les élections imposées par la section 74 de la Loi sur les Indiens.
Selon le code coutumier de gouvernance de la communauté de Lac Barrière, n’ont droit de participer au processus de sélection des dirigeants que les membres de la bande qui habitent sur le territoire traditionnel et qui détiennent un savoir et un lien avec la terre.
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jeudi 22 juillet 2010
EXIGER que le gouvernement federal respect la gouvernance traditionnelle des Algonquins du Lac Barrière!
ENVOYEZ UN COURRIEL PAR L’INTERMÉDIAIRE DU SITE INTERNET DE SOLIDARITÉ LAC BARRIÈRE au Ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, et Directeur général régional (Québec) au Ministre des Affaires indiennes, Pierre Nepton :
http://barrierelakesolidarity.blogspot.com/2007/10/blog-post.html
APPELEZ Chuck Strahl : (604) 847-9711, 1-800-667-2808
---> Si vous êtez membre d'un groupe, svp ENDOSSEZ cette campaigne
Si vous pouvez aidez en donnant de l'$ pour les coûts de cette campagne, svp contactez-nous : barrierelakesolidarity@gmail.com
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Jeudi, le 22 juillet 2010
Les Algonquins de Lac Barrière organisent un barrage à résister pacifiquement à l’assaut inconstitutionnel que subit leur système de gouvernance traditionnel
Kitiganik, Lac Rapide, territoire algonquin / - Les membres de la communauté de Lac Barrière promettent de bloquer pacifiquement la tenue, dans la réserve, d’une assemblée de mise en candidature en vertu de la Loi sur les Indiens, le jeudi 22 juillet.
Un préposé aux élections veut implanter le plan du gouvernement fédéral qui vise l’abolition du système de gouvernance traditionnel de la communauté de Lac Barrière en tenant des assemblées de mise en candidature menant à une élection au sein de la bande imposée par le gouvernement sous la Loi sur les Indiens. La communauté de Lac Barrière est l'une des rares Premières nations qui n'ont jamais été soumises au système électoral imposé par la Loi sur les Indiens, continuant au lieu de se gouverner selon leurs propres règles coutumières établies depuis la nuit des temps.
L’Assemblée des Premières Nations a adopté une résolution d’urgence qui soutient la communauté de Lac Barrière et qui condamne le Ministre des Affaires indiennes, Chuck Strahl, lors de leur assemblée générale qui a eu lieu à Winnipeg ce mercredi.
« Nous rejetons la tentative inconstitutionnelle du ministre d’assimiler nos coutumes en matière de gouvernance en nous imposant un système étranger. La communauté, unanimement, est en faveur de continuer à fonctionner selon nos coutumes », dit Marylynn Poucachiche, une porte-parole de la communauté de Lac Barrière. « Puisque le gouvernement ne respecte pas ses responsabilités constitutionnelles ni les vœux de la communauté, nous n’avons d’autre choix que de nous tourner vers la désobéissance civile. Nous allons empêcher pacifiquement la tenue de l’ assemblée de mise en candidature et nous exigeons que le gouvernement fédéral cesse et se désiste de sa tentative d’abolir nos coutumes. Le gouvernement enfreint la loi, mais nous la protégeons à travers nos actions. »
Le droit inhérent de la communauté de Lac Barrière à son propre système de gouvernance coutumier est protégé par l’article 35 de la constitution canadienne. Un rapport publié en mai 2010 par le Comité sénatorial permanent des peuples autochtones affirme que les Premières nations ont le droit de garder le contrôle sur leurs affaires internes et sont libres de mettre en œuvre leur vision de la gouvernance.
« Le gouvernement canadien tente l'assimilation par la force de nos coutumes afin de couper nos liens avec la terre, liens qui sont au cœur de notre système de gouvernance », dit Tony Wawatie, un autre porte-parole de la communauté de Lac Barrière. « Ils ne veulent pas faire face à un leadership fort, choisi par les membres des communautés qui vivent sur la terre, qui exige que les gouvernements fédéral et du Québec mettent en oeuvre les accords préexistants concernant l'exploitation de nos terres et de nos ressources ».
Selon le code coutumier de gouvernance de la communauté de Lac Barrière, n’ont droit de participer au processus de sélection des dirigeants que les membres de la bande qui habitent sur le territoire traditionnel et qui détiennent un savoir et un lien avec la terre. Cette manière de fonctionner nous assure que seules les personnes qui ont a cœur la terre et son bien-être peuvent être choisies comme dirigeants. Toutefois, des élections de bande en vertu de la Loi sur les Indiens ouvriraient la porte à l’élection d’individus inscrits au registre de la bande qui n’habitent pas le territoire de la communauté.
Le gouvernement fédéral a légèrement repoussé la date des élections en vertu de la Loi sur les Indiens, en annonçant qu’elles auraient lieu le 8 septembre 2010.
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Contacts medias :
Michel Thusky, porte-parole : 819 – 435 – 2171

